Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a réuni vendredi 19 juin les acteurs des secteurs aurifères industriel, semi-industriel et artisanal, ainsi que les responsables des comptoirs d’achat d’or, dans le cadre d’une rencontre consacrée à l’avenir de la filière aurifère en Guinée.

Selon la Présidence de la République, cette réunion s’inscrit dans la continuité des réformes engagées dans le secteur minier et vise à renforcer la transformation locale des ressources naturelles afin d’accroître la valeur ajoutée créée sur le territoire national.
Au cours des échanges, le chef de l’État a réaffirmé la volonté des autorités de promouvoir le raffinage local de l’or. Cette orientation entend réduire progressivement l’exportation du minerai à l’état brut et favoriser son traitement en Guinée.
Selon la Présidence, la rencontre a réuni plusieurs membres du gouvernement et hauts responsables de l’administration, notamment les ministres en charge des Mines, de la Sécurité ainsi que des responsables des Douanes, de la Gendarmerie et de la Présidence.

Une stratégie axée sur la transformation locale
D’après les autorités, cette démarche s’inscrit dans une politique plus large de valorisation des ressources minières. Elle fait écho aux réformes engagées ces dernières années dans le secteur de la bauxite, où l’accent est mis sur le développement d’unités de transformation sur le territoire national.
Le gouvernement estime que la transformation locale des minerais constitue un levier de développement économique, de création d’emplois et d’augmentation des recettes nationales.
Nimba Gold Refinery au cœur du dispositif
Les autorités ont indiqué que l’or extrait en Guinée devra désormais être orienté vers des infrastructures de raffinage installées dans le pays, notamment la raffinerie Nimba Gold Refinery, située à Gbessia Cité de l’Air, dans la commune de Gbessia.
Selon les informations communiquées, cette unité dispose d’une capacité de traitement annoncée de 2 000 kilogrammes d’or par jour, avec une possibilité d’extension à 4 000 kilogrammes en fonctionnement continu.
La raffinerie est présentée comme une infrastructure destinée à produire des lingots répondant aux standards internationaux, tout en assurant la traçabilité des opérations et le contrôle de la qualité du métal raffiné.
Des retombées économiques attendues
Les autorités guinéennes estiment que le développement du raffinage local pourrait contribuer à renforcer la valeur ajoutée dans le secteur minier, améliorer la mobilisation des recettes fiscales, développer les compétences nationales et favoriser la création d’emplois directs et indirects.
Cette nouvelle orientation s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation économique portée par les pouvoirs publics, qui entendent faire de l’industrialisation et de la valorisation locale des ressources naturelles des axes majeurs du développement du pays.
Reste désormais à observer les modalités de mise en œuvre de cette politique et son impact sur les acteurs de la filière aurifère, ainsi que sur l’économie nationale dans les années à venir.
Laguinee.info





