Le procès de Mandian Sidibé, ancien directeur général de l’Office guinéen de publicité (OGP), s’est ouvert ce mercredi 10 juin 2026 devant la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF). Il comparaît aux côtés d’Aboubacar Sidiki Konaté et de Pépé Haba pour un présumé détournement estimé à 78 milliards de francs guinéens.
Un organisme public. Trois prévenus. Et 78 milliards de francs guinéens à expliquer.
Les charges retenues
Les trois accusés font face à un panel d’infractions particulièrement lourd. Ils sont poursuivis pour détournement de deniers publics, abus de fonction, corruption, atteinte à la liberté d’accès et à l’égalité des candidats dans les marchés publics, octroi d’avantages injustifiés, concussion et complicité, autant de chefs d’accusation prévus et réprimés par le Code pénal guinéen ainsi que par la législation relative à la lutte contre la corruption.
La diversité de ces chefs d’accusation laisse entrevoir un dossier d’instruction complexe, impliquant non seulement des détournements de fonds, mais aussi des irrégularités présumées dans la passation des marchés publics au sein de l’OGP.
Un procès qui s’ouvre le même jour que celui d’Oyé Guilavogui
Ce procès s’ouvre le même mercredi 10 juin que celui d’Oyé Guilavogui, ancien ministre de l’Environnement, contre qui le parquet a requis dix ans de prison et 50 milliards GNF d’amende pour un préjudice estimé à 213 milliards GNF. Deux audiences majeures le même jour à la CRIEF, signe de l’accélération du calendrier judiciaire de la cour spécialisée.
La suite du procès de Mandian Sidibé et de ses co-accusés sera suivie de près. Les prochaines audiences permettront d’entendre les prévenus sur les faits qui leur sont reprochés et de mesurer l’étendue exacte du dossier à charge constitué par le ministère public.
Laguinee.info





