Le ministère de l’Élevage a publié, ce jeudi 4 juin 2026, un communiqué officiel alertant aviculteurs, commerçants de volailles et populations sur la réapparition de foyers de grippe aviaire hautement pathogène de souche H5N1 chez deux pays voisins. La Guinée n’est pas encore touchée, mais la vigilance est de mise.
Le virus H5N1 frappe aux frontières. Et le ministère de l’Élevage ne veut rien laisser au hasard.
Deux foyers confirmés dans la sous-région
Les autorités vétérinaires de Côte d’Ivoire et du Sénégal ont officiellement notifié à la Guinée la réapparition de foyers de grippe aviaire hautement pathogène au cours des mois d’avril et mai 2026. Le premier foyer a été localisé à Koun-Fao, dans le Centre-Est ivoirien. Le second, à Grand Yoff, au Sénégal. Deux portes d’entrée potentielles pour un virus qui ne connaît pas les frontières administratives, mais que les services guinéens entendent bien stopper net.
Une menace aux lourdes conséquences
La grippe aviaire est une maladie virale très contagieuse qui affecte principalement les volailles domestiques et les oiseaux sauvages. Elle peut entraîner d’importantes pertes économiques, décimer des élevages entiers et compromettre la sécurité alimentaire des populations. Dans certaines circonstances, le virus H5N1 peut également se transmettre à l’être humain. Un risque de santé publique qui élargit la vigilance bien au-delà des seuls professionnels de la filière.
Six mesures pour faire barrage
Face à cette menace, le ministre de l’Élevage, Félix Lamah, a édicté six mesures préventives à respecter sans délai : éviter tout contact avec des volailles malades ou mortes ; signaler immédiatement aux services vétérinaires toute mortalité inhabituelle de volailles ou d’oiseaux sauvages ; renforcer les mesures d’hygiène et de biosécurité dans les fermes et les marchés à volailles ; limiter les mouvements non contrôlés de volailles et de produits avicoles ; éviter l’introduction clandestine de volailles en provenance de Côte d’Ivoire et du Sénégal ; et enfin, bien cuire les produits avicoles avant consommation.
Surveillance renforcée aux frontières
Le ministère assure que les services vétérinaires nationaux sont d’ores et déjà mobilisés. La surveillance épidémiologique a été renforcée aux frontières, dans les marchés et dans les zones d’élevage frontalières avec les deux pays concernés. L’objectif est limpide : prévenir toute introduction du virus sur le territoire guinéen avant qu’un foyer ne s’y déclare.
« La protection du cheptel avicole national est une responsabilité collective », rappelle le communiqué, insistant sur le rôle que chaque citoyen, chaque éleveur, chaque commerçant doit jouer dans cette veille sanitaire.
Cette alerte tombe dans un contexte où la filière avicole guinéenne, encore en phase de structuration, ne résisterait pas à une contamination de grande ampleur. L’heure n’est pas à la panique, mais à la rigueur. Et le message du ministère est clair : mieux vaut prévenir aujourd’hui que subir demain.
Laguinee.info





