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N’Zérékoré : naissance de triplés, entre bonheur immense et détresse financière

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À l’hôpital régional de N’Zérékoré, une jeune mère a donné naissance à des triplés : deux filles et un garçon. Un événement rare, porteur de joie, mais qui plonge aussitôt la famille dans une situation d’extrême vulnérabilité. Entre l’émerveillement et l’angoisse du lendemain, les parents lancent un appel pressant à la solidarité.

La mère et les trois nouveau-nés se portent bien, un soulagement pour les proches. Mais les besoins, eux, s’accumulent à une vitesse que les moyens du foyer ne peuvent suivre. Frais médicaux, alimentation, couches, vêtements, soins quotidiens : la liste des dépenses est aussi longue que les ressources sont maigres. Le père, simple élève sans revenu stable, ne peut faire face seul.

« J’ai souffert, je tombais malade lorsque j’étais en état de famille. Mon mari n’a pas de moyen, c’est un élève », confie la jeune maman, la voix empreinte d’inquiétude. Avant d’ajouter, le regard tourné vers l’extérieur : « Je veux que le gouvernement et les personnes de bonne volonté m’aident. Sinon, je ne peux pas supporter seule. »

Un personnel médical salué pour son humanisme

Dans cette épreuve, la famille tient à souligner un point lumineux : l’accueil et le dévouement du personnel soignant de l’hôpital régional de N’Zérékoré. Un soutien qui, dans un contexte souvent marqué par les difficultés d’accès aux soins, force la reconnaissance.

« L’équipe médicale nous a bien accueillis. À notre arrivée, ils ne nous ont pas demandé d’argent. Ils ont hospitalisé notre fille sans rien exiger, jusqu’à maintenant. Et ils nous aident », témoigne Élisa, un membre de la famille, visiblement touché par cet élan de professionnalisme et d’humanité.

En attendant une assistance qui tarde à se dessiner, les parents veillent jour et nuit sur leurs trois nourrissons. Dans une région où les conditions de vie restent précaires pour de nombreuses familles, cette naissance multiple apparaît comme une bénédiction, certes, mais aussi comme un fardeau que seules la solidarité et l’entraide pourront alléger.

La famille espère désormais que son appel sera entendu par les autorités locales, les services sociaux, les organisations humanitaires et toute personne de bonne volonté.

 

De N’Zérékoré, Cécé Kpamou pour Laguinee.info

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