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Décès de Souleymane Diallo : une pluie d’hommages pour le pionnier de la presse libre guinéenne

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L’annonce du décès de Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Le Lynx-La Lance, survenu ce lundi au Canada, continue de susciter une vive émotion au sein de la corporation médiatique et de la classe politique guinéennes. Depuis la confirmation de sa disparition, les hommages se multiplient sur les réseaux sociaux, saluant unanimement le parcours d’un homme considéré comme l’une des figures majeures du journalisme indépendant en Guinée.

Pour de nombreux journalistes, Souleymane Diallo aura incarné le combat pour une presse libre et indépendante.

« Un grand homme de notre corporation s’en est allé, l’un des plus téméraires d’entre nous. Plus qu’un simple fondateur du groupe Lynx et La Lance, Diallo Souleymane demeure l’un, si ce n’est le père fondateur de la presse libre dans notre pays », a réagi le journaliste Jacques Lewa Leno.

Ancienne collaboratrice de Lynx FM, la journaliste Hassanatou Lamarana Bah a rappelé l’influence du doyen sur les jeunes professionnels des médias.

« Quand j’étais à Lynx FM, le doyen suivait l’émission que j’animais. Il décelait quelques imperfections et ses conseils m’ont beaucoup aidée. Aujourd’hui, la presse guinéenne perd un fervent défenseur de la liberté de la presse », a-t-elle témoigné.

 

Même émotion chez le journaliste Thierno Maadjou Bah, qui voit en lui l’un des plus grands défenseurs de la liberté d’informer en Guinée.

« Toute sa vie, il a lutté pour que la presse soit libre et indépendante en Guinée. Il est resté fidèle à lui-même, pratiquant un journalisme honnête, respectueux des règles et de la déontologie », a-t-il écrit.

Au-delà du monde des médias, plusieurs responsables politiques ont également rendu hommage à celui qui a marqué l’histoire du journalisme guinéen.

Le président d’honneur du Bloc Libéral, Faya Lansana Millimouno, a salué la mémoire d’un homme de conviction.

« À travers son engagement constant en faveur de la liberté de la presse, de l’éthique journalistique et du droit à l’information, le doyen Souleymane Diallo a marqué de son empreinte l’histoire des médias en Guinée. La Guinée perd aujourd’hui un homme de conviction, une plume respectée et un témoin privilégié de son histoire contemporaine », a-t-il déclaré.

Le journaliste Aly Badara Akila a, pour sa part, insisté sur l’héritage laissé par le fondateur du Lynx.

« Tu t’es battu, tu t’es sacrifié et tu as consacré ta vie à la défense de la presse et de la liberté d’expression. Aujourd’hui, tu as rendu l’âme, mais ton combat, lui, demeure », a-t-il écrit.

Le journaliste Diarouga Aziz Baldé a évoqué ses souvenirs personnels avec celui qu’il décrit comme un modèle de rigueur et d’indépendance.

« Fondateur du Lynx, journaliste hors pair, intègre jusqu’au bout, il incarnait une certaine idée de la presse : libre, exigeante et courageuse. Avec sa disparition, la presse guinéenne perd une conscience, une voix singulière, un repère », a-t-il estimé.

L’ancien président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, a également salué l’héritage laissé par le journaliste disparu.

« Avec Le Lynx, créé en 1992 dans un contexte où la liberté d’expression était encore balbutiante, Souleymane Diallo a ouvert la voie à l’émergence d’une presse libre et indépendante », a-t-il rappelé.

Il a souligné que le fondateur du Lynx avait fait de son journal « une institution » grâce à « son regard acéré, son style unique mêlant humour, ironie et satire ».

« Aujourd’hui, dans un contexte marqué par la censure, la fermeture des médias indépendants et le recul inquiétant des libertés, son combat résonne avec une force particulière », a-t-il ajouté.

Le gouvernement guinéen a également réagi à cette disparition. Le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a rendu hommage au défunt au nom des autorités.

« C’est avec une profonde tristesse que nous avons appris ce jour le rappel à Dieu du doyen Souleymane Diallo, fondateur du groupe de presse Le Lynx-La Lance », a-t-il déclaré.

Il a présenté les condoléances de l’exécutif :

« Au nom du Président Mamadi Doumbouya, du Premier ministre Amadou Oury Bah et de l’ensemble du Gouvernement, nous adressons nos condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches et à l’ensemble de la presse guinéenne », a-t-il ajouté.

Le porte-parole du gouvernement a également salué l’héritage du journaliste disparu :

« Par son engagement en faveur d’une presse libre et professionnelle, le doyen Souleymane Diallo a marqué l’histoire de notre République. Il était une voix. Une plume. Une exigence. La Guinée n’oubliera pas », a-t-il souligné.

Au fil des réactions, un même constat revient : la disparition de Souleymane Diallo marque la fin d’un chapitre important de l’histoire de la presse guinéenne. Journaliste, éditorialiste, satiriste et défenseur de la liberté d’expression, il laisse derrière lui un héritage qui a profondément influencé plusieurs générations de professionnels des médias.

Laguinee.info

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