Le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a exprimé, dans un communiqué publié ce jour, sa « profonde indignation » après les convocations de deux de ses membres par la Division des Investigations Criminelles (DIC) et une tentative d’interpellation intervenue dans l’enceinte même de l’Assemblée nationale.
Des faits qui suscitent l’inquiétude
Selon le texte adressé à la presse, les députés Cheikh Bara Ndiaye et Guy Marius Sagna ont été convoqués par la DIC. Le groupe dénonce également une tentative d’interpellation du premier cité, en plein cœur du Palais du peuple.
« Ces faits soulèvent de sérieuses inquiétudes quant au respect des principes fondamentaux qui garantissent l’indépendance du pouvoir législatif et la libre expression du mandat parlementaire. »
L’incident se serait produit « quelques minutes seulement après la clôture d’une séance plénière en pleine session ordinaire », précise le groupe, qui voit dans cette intervention une atteinte directe aux prérogatives des élus de la Nation.
Le rappel à l’immunité parlementaire
Face à cette situation, PASTEF-Les Patriotes rappelle les protections constitutionnelles dont bénéficient les députés.
« Si tout député demeure soumis aux lois de la République et peut être entendu dans le cadre d’une procédure judiciaire régulière, toute mesure coercitive ou restrictive de liberté doit impérativement respecter les dispositions constitutionnelles et légales en vigueur. »
Le groupe cite notamment l’article 61 de la Constitution et l’article 60 du Règlement intérieur, qui instaurent un régime d’immunité parlementaire destiné à protéger la liberté d’opinion et d’action des représentants du peuple.
Trois exigences et une mise en garde
Dans son communiqué, le groupe parlementaire formule plusieurs demandes claires.
« Nous exigeons le strict respect des procédures relatives à l’immunité parlementaire et des principes qui garantissent l’indépendance du pouvoir législatif. »
PASTEF réaffirme par ailleurs « son entière solidarité et [son] soutien indéfectible » à ses deux collègues « dans cette épreuve ».
Le groupe met également en garde contre tout dévoiement des institutions judiciaires ou sécuritaires :
« Nous mettons en garde contre toute instrumentalisation de la justice ou des forces de défense et de sécurité à des fins d’intimidation politique ou de restriction de la liberté d’opinion et d’expression des représentants du peuple. »
Félicitations à Ousmane Sonko
En préambule de son communiqué, le groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes a salué l’élection du nouveau président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, ainsi que le geste de « responsabilité, d’élégance républicaine et de fraternité politique » de son prédécesseur, El Malick Ndiaye. Le groupe félicite également Ismaila Wone pour son mandat accompli « avec patriotisme, compétence et sens du devoir ».
Vigilance et défense de l’État de droit
Le texte conclut sur une position de vigilance :
« Le Groupe parlementaire PASTEF-Les Patriotes demeurera vigilant face à toute atteinte aux droits des députés et aux principes démocratiques qui fondent notre République. Il continuera, avec responsabilité et détermination, à défendre l’État de droit, la séparation des pouvoirs et le respect des institutions. »
À l’heure où ces lignes sont écrites, la Division des Investigations Criminelles (DIC) et la Section de recherches n’ont pas apporté de réponse publique aux accusations formulées par le groupe parlementaire.
Laguinee.info





