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Baccalauréat 2026 : à Kouria, les candidats en ordre de bataille pour décrocher leur diplôme

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À l’approche des épreuves du baccalauréat, les élèves de la commune rurale de Kouria, dans la préfecture de Coyah, redoublent d’efforts. Révisions collectives dans les salles de classe, sessions individuelles à domicile, nuits raccourcies, la mobilisation est totale. Entre ambition et pression, deux candidats témoignent.

Quatre heures de révision. Parfois six. Et des nuits où le sommeil se fait attendre. À Kouria, le bac ne se prépare pas à moitié.

Des salles de classe transformées en ruches studieuses

Dans plusieurs établissements de Kouria, les journées se prolongent bien au-delà des heures de cours officielles. Des groupes d’élèves investissent quotidiennement les salles de classe pour réviser ensemble, s’entraider et combler leurs lacunes. D’autres poursuivent ce travail chez eux, le soir et en fin de semaine, dans un effort solitaire mais tout aussi déterminé.

C’est dans ce contexte qu’Aïssatou Tounkara, élève en Terminale Sciences Mathématiques, a mis en place un programme de révision strict. « Il y a des jours où je révise quatre heures, parfois six, ça varie. Les matières sur lesquelles je me concentre le plus sont les mathématiques et la physique », explique-t-elle, avec la sérénité de quelqu’un qui a fait ses choix.

« Je n’essaie pas juste d’avoir le bac »

Dans le même établissement, Amadou Habib Baldé vit lui aussi cette période avec intensité, mais sous un angle différent. Ce n’est pas seulement le diplôme qu’il vise, mais la mention. « Je n’essaie pas juste d’avoir le bac, mais de l’avoir avec de bonnes notes parce que l’orientation, c’est un autre combat », dit-il.

Une lucidité qui dit beaucoup sur la réalité des étudiants guinéens : obtenir le baccalauréat n’est qu’une première étape. La porte de l’enseignement supérieur s’ouvre certes avec le diplôme, mais les meilleures filières s’ouvrent avec les meilleures notes.

Cette pression supplémentaire a un prix. Amadou n’en cache pas les effets sur son quotidien. « Je ne dors pas bien parce qu’avec les soucis du bac et les révisions, on n’a pas trop le temps de dormir », confie-t-il.

Une étape décisive pour une jeunesse qui veut avancer

Ce tableau de Kouria est celui de milliers d’élèves guinéens en cette période d’examens. Des jeunes qui, malgré des conditions souvent difficiles, manque d’infrastructures, absence de bibliothèques bien équipées, pression familiale, s’accrochent à l’idée que le travail peut faire la différence.

À Kouria comme ailleurs, le baccalauréat reste ce seuil symbolique que chaque génération franchit ou tente de franchir avec l’espoir que de l’autre côté, l’avenir sera meilleur.

Ramatoulaye Yacine, pour Laguinee.info

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