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Burkina Faso : le ministre de la Sécurité appelle à dénoncer les vendeurs ambulants étrangers soupçonnés de collecter des données GPS

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Le ministère de la Sécurité du Burkina Faso a publié un communiqué officiel alertant sur la présence croissante de vendeurs ambulants de nationalités étrangères dans les centres urbains et les zones rurales du pays. Au-delà de l’infraction commerciale qu’ils constituent, ces individus seraient également soupçonnés de collecter des données GPS et des informations personnelles sur leurs clients. Le ministre Mahamadou Sana appelle les populations à les signaler via les numéros verts.

Ils vendent des ustensiles, des téléphones, des articles du quotidien. Mais ce qu’ils collecteraient en réalité inquiète les autorités sécuritaires de Ouagadougou.

Un phénomène qui inquiète au-delà du commerce

Depuis un certain temps, les autorités burkinabè ont observé une présence croissante de vendeurs ambulants étrangers, hors espace communautaire, proposant divers articles de consommation courante, notamment des ustensiles de cuisine et des téléphones portables, dans les villes comme dans les villages.

Mais ce n’est pas seulement leur présence commerciale qui préoccupe le ministère. Selon des renseignements recueillis par les services compétents, ces vendeurs collecteraient des données GPS des domiciles de leurs clients, ainsi que des informations sur leur identité. Une pratique qui, dans le contexte sécuritaire actuel du Burkina Faso, est perçue comme un risque majeur pour la sécurité publique.

Une activité déjà illégale depuis 2018

Sur le plan juridique, la situation est claire. Le décret n°2018-1199/PRES/PM/MICA/MUH/MINEFID/MATD/MJDHPC du 31 décembre 2018, relatif au commerce de distribution au Burkina Faso, interdit l’exercice de telles activités par des personnes de nationalités étrangères hors espace communautaire. Ces vendeurs opèrent donc déjà en violation de la loi.

Le communiqué rappelle que des actions de répression ont déjà été menées contre ces activités. Mais force est de constater, selon le ministère, « que certains individus y persistent ». D’où la décision de passer à une étape supplémentaire : mobiliser directement les populations.

Un appel à la délation citoyenne

Le ministre de la Sécurité, Mahamadou Sana, Officier de l’Ordre de l’Étalon, lance un appel explicite aux Burkinabè à dénoncer systématiquement ces individus en fournissant des informations précises sur leur identité, leurs lieux d’activité et leurs horaires de passage.

Quatre numéros verts sont mis à disposition pour signaler ces situations : le 10 10, le 16, le 17 et le 199.

Ce communiqué s’inscrit dans un contexte sécuritaire burkinabè particulièrement tendu, où les autorités de la transition sont en alerte permanente face à toute menace potentielle. La combinaison d’une activité commerciale illégale et d’une collecte de données personnelles constitue, aux yeux du gouvernement, une menace qui ne peut plus être traitée uniquement par la répression et qui nécessite désormais la mobilisation de l’ensemble de la société civile.

 

Laguinee.info

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