Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique a donné un délai de dix jours aux commerçants et occupants installés aux abords des ministères pour quitter les lieux. Des opérations de dégagement sont annoncées à partir du 1er juin 2026 en cas de non-respect.
Les abords de plusieurs départements ministériels font l’objet d’une mesure de réorganisation annoncée par les autorités administratives.
L’accroche est désormais claire : les installations informelles ne seront plus tolérées aux alentours des services publics.
Le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, dirigé par Faya François Bourouno, a annoncé la libération des espaces occupés par des étalagistes, vendeurs ambulants et autres acteurs du secteur informel installés devant les ministères.
Selon le département, ces occupations sont qualifiées d’« illégales et anarchiques » et concernent les devantures, les accès et les abords immédiats des bâtiments administratifs.
Dans son argumentaire, le ministère évoque plusieurs impacts liés à cette situation. Il cite notamment la sécurité et l’accessibilité des usagers et des agents publics, l’image de l’administration, la fluidité de la circulation automobile et piétonne, ainsi que l’ordre et l’assainissement des espaces administratifs.
Les personnes concernées disposent d’un délai de dix jours pour procéder au retrait volontaire de leurs installations, marchandises et kiosques.
Au-delà de ce délai, le ton change. Le ministère prévient qu’il procédera, à partir du 1er juin 2026, au recours des services compétents pour exécuter les opérations de dégagement, conformément aux textes en vigueur.
« Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique se verra à partir du premier juin 2026 dans l’obligation de faire recours aux services compétents qui procéderont aux opérations de dégagement conformément aux textes législatifs et réglementaires en vigueur », précise le communiqué.
Le ministre appelle enfin les acteurs concernés au « civisme, à la responsabilité et à la collaboration » pour la mise en œuvre de cette mesure qualifiée d’intérêt public.
À l’expiration du délai annoncé, la présence des installations informelles aux abords des ministères devrait être remise en cause par une intervention annoncée des autorités.
Laguinee.info.





