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Affaire des 46 milliards GNF à Matoto : la CRIEF rejette une exception et ouvre les débats en appel

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La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a repris, ce mardi 5 mai, l’examen en appel du dossier impliquant Mamadou Saïdou Baldé, ancien receveur communal du Trésor de Matoto. Il est poursuivi pour des faits présumés de détournement de deniers publics, faux et usage de faux en écriture publique, enrichissement illicite, corruption et complicité.

Cette affaire, portant sur un montant de 46 886 085 473 francs guinéens, avait déjà connu un premier dénouement judiciaire. Le 28 juillet 2025, la chambre de jugement de la CRIEF avait déclaré le prévenu non coupable et l’avait renvoyé des fins de la poursuite. Toutefois, le dossier a été relancé en appel, dans un contexte marqué par une nouvelle dynamique judiciaire impulsée par le ministre de la Justice, Charles Wright.

Dès l’ouverture de l’audience, les avocats de la défense ont soulevé une exception de procédure, demandant à la Cour de ne pas rouvrir les débats. Ils ont invoqué l’absence d’exposé des motifs de l’appel par la partie civile. Une position contestée par le parquet, qui a plaidé pour la poursuite de la procédure.

Après des échanges jugés tendus entre les différentes parties, le président de la Cour, Francis Kova Zoumanigui, a rejeté la demande de la défense et ordonné l’ouverture des débats au fond.

À la barre, Mamadou Saïdou Baldé a détaillé ses fonctions d’alors, affirmant que son rôle consistait à recevoir les fonds publics et à assurer le paiement des dépenses de la commune. Interrogé sur le montant en cause, il a rejeté les accusations, qualifiant le dossier de « montage ». « On ne peut pas se permettre de détourner la pension de quelqu’un », a-t-il déclaré, soutenant que les bénéficiaires se seraient manifestés en cas de détournement avéré.

À l’issue des échanges, la Cour a renvoyé l’affaire au 12 mai prochain. Elle a demandé au prévenu de produire le livre-journal censé retracer l’ensemble des opérations financières. Cette décision, prise à la demande du parquet spécial, vise à faciliter la manifestation de la vérité dans ce dossier.

IAC, pour Laguinee.info 

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