Le Tribunal de première instance de Mafanco a rendu, ce lundi soir, son verdict dans l’affaire impliquant l’artiste Maya Kaba, dite « Maya La Solution », et l’influenceuse Yama Sega. Une décision attendue qui met fin à plusieurs semaines de procédure judiciaire très suivie.
Une condamnation avec sursis confirmée
Poursuivies pour injures et atteinte à la dignité humaine commises via des systèmes informatiques, les deux prévenues ont été reconnues coupables des faits reprochés.
Le tribunal a prononcé à leur encontre une peine de deux ans d’emprisonnement assortie de sursis pour chacune. Cette sanction, non exécutoire immédiatement, constitue un avertissement judiciaire en cas de récidive.
Une sanction financière significative
En plus de la peine privative de liberté avec sursis, la juridiction a condamné les deux femmes au paiement d’une amende de 40 millions de francs guinéens chacune.
Cette sanction financière vise à marquer la gravité des faits et à renforcer l’effet dissuasif de la décision judiciaire dans un contexte de multiplication des contenus litigieux sur les réseaux sociaux.
Une interdiction inédite d’activité en ligne
Le tribunal a également prononcé une mesure restrictive notable : Maya Kaba et Yama Sega se voient interdire toute publication sur les réseaux sociaux pendant une durée de deux ans.
Seules les publications strictement liées à leurs activités professionnelles sont autorisées durant cette période. Cette mesure, peu courante, traduit une volonté de la justice de réguler l’usage des plateformes numériques dans les affaires portant atteinte à la réputation et à la dignité.
Une décision dans un contexte de régulation du numérique
En suivant partiellement les réquisitions du ministère public, le tribunal inscrit sa décision dans une dynamique plus large de contrôle des dérives en ligne.
Cette affaire, largement médiatisée, met en lumière les enjeux liés à l’encadrement de la parole publique sur les réseaux sociaux, notamment lorsque celle-ci implique des personnalités disposant d’une forte audience.
Un verdict aux implications potentielles
La décision rendue par le Tribunal de Mafanco pourrait constituer une référence dans des dossiers similaires, alors que les juridictions sont de plus en plus confrontées à des litiges liés aux contenus numériques.
Elle soulève également des questions sur l’équilibre entre liberté d’expression et protection de la dignité, dans un environnement digital en constante expansion.
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