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Nominations à la CRIEF: Me Pépé Antoine Lama appelle à un renforcement structurel de la juridiction

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Au lendemain du décret présidentiel portant nomination de nouveaux magistrats à la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), l’avocat Pépé Antoine Lama a réagi en saluant une initiative qu’il qualifie d’« avancée notable », tout en appelant à un renforcement plus approfondi des capacités de cette juridiction spécialisée.

 

Dès l’entame de sa déclaration, il relève que « plusieurs jeunes magistrats talentueux ont été promus […] afin de renforcer les capacités de cette juridiction », une décision qu’il juge positive dans un contexte marqué par des attentes élevées en matière de lutte contre les infractions économiques et financières.

 

Une juridiction sous pression

 

Malgré cette évolution, Pépé Antoine Lama met en garde contre les limites actuelles du dispositif. « La Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières demeure confrontée à un déficit d’effectifs », souligne-t-il, évoquant à la fois « le volume des dossiers » et « la complexité des matières qui lui sont soumises ».

 

Selon lui, ces contraintes structurelles exigent une adaptation plus poussée de l’organisation interne de la juridiction.

 

Une réorganisation jugée nécessaire

 

Dans cette perspective, l’avocat propose une refonte de l’architecture de la CRIEF. Il estime « indispensable de mettre en place : deux chambres de jugement ; deux chambres d’instruction ; et deux chambres des appels ».

 

Une telle organisation, précise-t-il, suppose « nécessairement l’affectation d’au moins cinq magistrats supplémentaires », afin de garantir un fonctionnement efficace et une meilleure répartition des charges de travail.

 

L’exigence de qualité dans les nominations

 

Au-delà du renforcement numérique, Pépé Antoine Lamah insiste sur la qualité des profils appelés à intégrer la juridiction. « Mais au-delà du nombre, c’est surtout la qualité qui doit primer », affirme-t-il.

 

Il appelle ainsi à la nomination de magistrats « rigoureusement formés, techniquement solides », ajoutant que la CRIEF a besoin « de véritables praticiens du droit, capables de maîtriser des contentieux économiques et financiers de plus en plus complexes ».

 

Vers une consolidation de la juridiction

 

Pour l’avocat, le renforcement des effectifs doit s’inscrire dans une logique globale. « Le renforcement des effectifs doit donc s’inscrire dans une logique d’excellence et d’efficacité au service de la justice », conclut-il.

 

Cette prise de position intervient alors que la CRIEF occupe une place centrale dans le dispositif judiciaire guinéen en matière de gouvernance et de lutte contre la délinquance économique, et que les récentes nominations pourraient marquer une étape dans son évolution institutionnelle.

 

Laguinee.info

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