Alors que l’ultimatum déposé par l’intersyndicale de l’éducation expire le lundi 20 avril 2026, une réunion de la dernière chance se tiendra ce vendredi 17 avril au ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale (METPS). Une convocation officielle a été adressée aux représentants des syndicats signataires du protocole d’accord du 3 janvier dernier.
C’est un signal d’apaisement attendu dans un climat social tendu. Selon un courrier consulté par notre rédaction, le secrétaire général du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection civile, Aboubacar Kourouma, invite les membres de la commission chargée de finaliser la révision du Statut particulier de l’éducation à une « première réunion de prise de contact ».
Cette rencontre, fixée à 10 heures 30 dans la salle de réunion du METPS, intervient alors que le compte à rebours est enclenché. L’intersyndicale de l’éducation, qui regroupe notamment le SNE (Syndicat National de l’Éducation) et la FSPE (Fédération Syndicale Professionnelle de l’Éducation) ainsi que le SLECG, avait assorti son préavis de grève d’une échéance claire : le 20 avril 2026.
Une application tardive mais concrète du protocole de janvier
Dans sa correspondance, Aboubacar Kourouma rappelle le cadre légal de cette initiative. « En application des résolutions du protocole d’accord du 03 janvier 2026 signé entre le Gouvernement et l’Intersyndicale de l’Éducation (FSPE, SLECG, SNE) et suite à la signature de l’Arrêté conjoint portant création et composition de la commission chargée de finaliser le processus de révision du Statut Particulier de l’Éducation, j’ai l’honneur de vous convier à la première réunion […] », peut-on lire dans le document officiel.
Cette réunion vise à enclencher concrètement les travaux de la commission technique mise en place par arrêté conjoint. Il s’agit d’une étape cruciale pour la révision du Statut particulier, une revendication historique des enseignants qui conditionne l’évolution de leur carrière, leur rémunération et leurs conditions de travail.
L’ombre d’une paralysie du système éducatif
Si la convocation est perçue comme un geste d’ouverture de la part de l’exécutif, elle ne garantit pas encore la levée de l’ultimatum. Les représentants syndicaux attendent de cette première séance de travail des garanties sur le calendrier et la méthode. À trois jours de la date butoir, la pression reste maximale sur les épaules du gouvernement pour éviter une paralysie du secteur éducatif.
Les discussions de ce vendredi matin seront donc scrutées de près par les milliers d’enseignants du pays. L’issue de cette « prise de contact » déterminera si le dialogue social peut être relancé durablement ou si le spectre d’un mouvement de grève généralisée plane encore sur la fin du mois d’avril.
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