Lors de sa rencontre avec le Conseil supérieur de la magistrature ce mardi 7 avril 2026 au Palais Mohammed V, le président Mamadi Doumbouya a réaffirmé son soutien au corps judiciaire guinéen. Au-delà des appels à la rigueur électorale, le chef de l’État a mis en avant sa volonté de poursuivre les réformes en faveur des magistrats, condition qu’il juge indispensable à l’exercice d’une justice véritablement impartiale.
Les mots ont une valeur. Mais les actes parlent davantage.
Mamadi Doumbouya, président de la République, ne s’est pas contenté d’exhorter les magistrats à la rigueur à l’approche du scrutin du 24 mai. Il a aussi tenu à rappeler les gestes récents posés en faveur du corps judiciaire. Après avoir élevé plusieurs figures de l’appareil judiciaire guinéen au grade de Commandeur dans l’Ordre national du Mérite, le chef de l’État a confirmé, lors de cette réunion du Conseil supérieur de la magistrature, sa volonté de poursuivre sur cette lancée.
Selon un compte rendu de la Direction de la communication et de l’information de la présidence de la République, le président a accordé une attention particulière aux différentes interventions des participants, écoutant chacun avant de prendre la parole.
Des conditions de travail au cœur des échanges
Le chef de l’État a réaffirmé « son engagement à améliorer les conditions de vie et de travail des magistrats, considérées comme essentielles à l’exercice d’une justice impartiale. » Une formulation qui établit un lien direct entre le bien-être des magistrats et la qualité de la justice rendue aux citoyens.
Les échanges ont également permis de tracer une vision commune entre le chef de l’État et les membres du Conseil supérieur de la magistrature : « celle de faire de la justice un pilier fiable au service des citoyens et de l’État de droit », précise le document de la présidence.
Une démarche inscrite dans le cadre légal
Avant de clore la rencontre, Mamadi Doumbouya a tenu à souligner que cette initiative « s’inscrit dans le respect strict des textes régissant le Conseil supérieur de la magistrature. » Une précision qui ancre la démarche présidentielle dans le cadre institutionnel, loin de toute improvisation.
Réformes en cours, élections à venir, magistrats mobilisés : la Guinée semble vouloir aborder le scrutin du 24 mai avec une justice renforcée dans ses moyens comme dans ses ambitions. Le chantier reste ouvert. Et les magistrats, désormais au cœur de l’attention présidentielle, portent avec eux une responsabilité considérable.
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