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Élections législatives du 24 mai 2026 : Conakry fixe les règles pour les Guinéens de la diaspora

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Le ministère des Affaires étrangères de la République de Guinée a publié une lettre circulaire adressée aux chefs de missions diplomatiques et consulaires, définissant les modalités de sélection des candidats représentant les Guinéens établis à l’étranger lors des prochaines élections législatives.

La date est désormais connue. Le 24 mai 2026, la Guinée organisera ses élections législatives. Et pour la première fois, ou du moins dans le cadre d’un processus formalisé, la diaspora guinéenne sera représentée. Mais pour y accéder, il faudra remplir des conditions précises.

Un processus encadré depuis Conakry

Signée par le Dr. Morissanda Kouyaté, ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’Étranger, la lettre circulaire N° MAEIAGE/SG/CAB/DGGE/2026 datée du 26 mars 2026 fixe le cadre. Elle demande aux ambassades d’identifier et de proposer des candidats devant représenter les communautés guinéennes à l’étranger. Le processus doit être, selon le document, « transparent, inclusif et consensuel », et mené en concertation avec les Conseils des Guinéens établis à l’Étranger (CGE).

Une représentation par continent

Le texte prévoit une répartition claire des candidatures par zone géographique. Chaque continent devra présenter un titulaire et un suppléant, selon la distribution suivante : deux candidats pour l’Afrique, deux pour l’Amérique, quatre pour l’Asie et l’Océanie, et deux pour l’Europe. Le ministère insiste par ailleurs sur la nécessité d’une « représentation équilibrée, notamment en matière de Genre ».

Des critères stricts de sélection

Qui peut se porter candidat ? La réponse est sans ambiguïté. Les postulants devront justifier d’un engagement continu au service de la communauté guinéenne, « notamment depuis le 05 septembre 2021» ,  date qui correspond à la prise de pouvoir du CNRD. Ils devront également être reconnus pour leur leadership, leur popularité et leur capacité à rassembler, faire preuve d’intégrité morale et de probité, et être implantés dans les grands centres de concentration de la diaspora afin de garantir mobilisation et représentativité.

Un critère politique est également posé : les candidats devront être « en adéquation avec la Vision et les Orientations du Chef de l’État en matière de gouvernance et de développement».

Un dossier complet, une deadline serrée

Pour soumettre leur candidature, les intéressés devaient constituer un dossier comprenant un extrait de naissance, une photocopie de la carte d’identité nationale, de la carte consulaire ou du passeport biométrique, des justificatifs d’engagement ainsi que des contacts. La date limite de transmission des dossiers était fixée au vendredi 27 mars 2026, soit le lendemain même de la publication de la circulaire.

Un délai qui interroge

Ce calendrier très serré, moins de 24 heures entre la publication de la circulaire et la clôture des dossiers,vsoulève inévitablement des questions pratiques sur les conditions effectives de participation de la diaspora. Comment les communautés guinéennes dispersées à travers plusieurs continents ont-elles pu être informées et mobilisées dans un délai aussi court ? La question reste ouverte, à l’heure où Conakry s’apprête à organiser un scrutin qui se veut, selon les termes officiels, inclusif et représentatif.

 

Laguinee.info

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