Le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé ce vendredi face à la presse sur la dissolution de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG). Rival politique de Cellou Dalein Diallo, il a reconnu l’échec de sa tentative de prendre la tête du parti, tout en distribuant les responsabilités.
Le mot est lâché. « Échec collectif. » C’est ainsi qu’Ousmane Gaoual Diallo, ministre et porte-parole du gouvernement guinéen, a qualifié la dissolution de l’UFDG lors d’une déclaration faite vendredi devant la presse. Un aveu rare, venant d’un homme politique en exercice, sur un épisode qui a agité la scène politique nationale.
Un parti sacrifié faute de compromis
Dans une intervention à la fois critique et introspective, Ousmane Gaoual Diallo a livré sa lecture des événements. Selon lui, la disparition de l’UFDG trouve son origine dans l’incapacité des protagonistes à trouver un terrain d’entente. Certains, a-t-il soutenu, ont préféré voir le parti disparaître plutôt que de céder sa direction. Une posture qu’il juge responsable de l’issue fatale.
Le ministre n’a pas cherché à se dédouaner pour autant. Il a reconnu une responsabilité partagée, déclarant que « tous ont échoué ». Une formule qui inclut, implicitement, sa propre tentative avortée de prendre le contrôle de la formation politique, lui qui affichait ouvertement l’ambition de la diriger, avec l’objectif affiché de la réformer et de la moderniser.
L’État aussi mis en cause
Ousmane Gaoual Diallo a également pointé du doigt les autorités. Selon lui, l’État porte une part de responsabilité dans cette issue, notamment en raison du soutien financier qu’il accorde aux partis politiques, un mécanisme dont le fonctionnement, selon ses propos, n’aurait pas été sans conséquences sur les tensions internes à l’UFDG.
Un contexte politique sous haute tension
Ces déclarations interviennent dans un contexte politique particulièrement tendu en Guinée. La gouvernance des partis, leur fonctionnement interne et leur rapport au pouvoir continuent de susciter de vifs débats dans le pays. La dissolution de l’UFDG, l’un des principaux partis d’opposition ces dernières années, s’inscrit dans cette atmosphère fragile.
La question de la recomposition du paysage politique guinéen reste entière. Après la disparition de l’UFDG, il reste à savoir quelles formations politiques parviendront à occuper l’espace laissé vacant, et dans quelles conditions.
IAC, pour Laguinee.info







