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Simbaya Gare : un incendie ravage des ateliers de menuiserie, des cabarets et des habitations

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Un violent incendie a éclaté ce jeudi 26 mars dans l’après-midi au quartier Simbaya Gare, à Conakry. Le sinistre a détruit de nombreux ateliers de menuiserie, des cabarets et des habitations de fortune. Les pertes matérielles sont lourdes. Les causes restent inconnues, selon nimba224.com.

En quelques minutes, le feu a tout pris. Les planches, les outils, les machines. Les années de labeur aussi.

Ce jeudi après-midi, un incendie s’est déclaré à Simbaya Gare, à proximité des rails des compagnies minières Rusal-Friguia et CBK, non loin du carrefour Yembeya. Alimentées par le bois des ateliers de menuiserie et la paille des cabarets environnants, les flammes se sont propagées rapidement, réduisant en cendres une partie du quartier.

Le feu, la fumée, le chaos

Lopez Yombouno passait par là par hasard. En apercevant la fumée depuis l’entrée de l’hôpital de la cité CBK, il a changé de direction. À son arrivée sur les lieux, le sinistre avait déjà pris de l’ampleur. « Le feu avait déjà embrasé une grande partie des ateliers. Les apprentis se débattaient tant bien que mal pour sauver ce qui pouvait encore l’être », raconte-t-il.

Il s’est joint aux efforts avant de tenter d’alerter les secours. Les pompiers, d’abord injoignables, ont finalement dépêché des équipes sur place. La police, elle, a réagi plus vite. « Un pick-up était sur place en moins de cinq minutes, suivi peu après par les soldats du feu », précise le témoin.

« Notre seul gagne-pain est parti en fumée »

Pour les propriétaires des ateliers, le bilan est brutal. Bafodé Bangoura, l’une des victimes du sinistre, n’a pas caché sa détresse. « Nous avons tout perdu. Cet endroit était notre unique gagne-pain pour nourrir nos familles », lâche-t-il, la voix chargée.

Derrière lui, une réalité que partagent beaucoup dans ces quartiers populaires : des jeunes venus de l’intérieur du pays, sans filet de sécurité, formés dans ces ateliers pour envoyer quelques francs au village. « Nous encadrons ici des jeunes venus de l’intérieur du pays pour se débrouiller et soutenir leurs parents restés au village. Ils n’ont personne d’autre que nous », poursuit-il.

Son appel aux autorités est direct, sans détour : agir, et vite.

Un quartier populaire à vif

Simbaya Gare concentre une activité informelle dense, menuisiers, artisans, petits commerces. Ce type d’habitat, construit en matériaux légers et souvent sans normes de sécurité, reste particulièrement vulnérable aux incendies. La moindre étincelle peut suffire.

Les causes exactes du sinistre n’ont pas encore été établies. Ce qui est certain, en revanche, c’est que des dizaines de personnes se retrouvent ce soir sans outil, sans atelier, sans revenus. Et pour beaucoup, sans perspective immédiate.

Laguinee.info

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