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Conakry : la Fondation Diaka Camara et l’AGUIPE forment 50 femmes et jeunes filles sur les droits de la femme

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La Fondation Diaka Camara et l’Agence Guinéenne de Promotion de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat (AGUIPE) ont clôturé, le mardi, 24 mars à Conakry, une session de formation de deux jours consacrée aux droits des femmes. Cinquante jeunes filles et femmes ont bénéficié de cet accompagnement juridique et social, dans le cadre des activités du mois de mars.
Deux jours pour changer de regard sur ses droits. C’est le pari qu’ont relevé la Fondation Diaka Camara et l’AGUIPE, en réunissant, les 23 et 24 mars, une cinquantaine de femmes et de jeunes filles au siège de la fondation, à Conakry, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
Durant cette formation, les participantes ont été outillées sur plusieurs thématiques essentielles : le cadre juridique guinéen, l’accès des femmes à la justice, la justice sociale, ainsi que les mécanismes de protection et d’autonomisation. L’objectif affiché était clair, renforcer leurs connaissances pour mieux défendre leurs droits et devenir, à leur tour, des relais de sensibilisation au sein de leurs communautés.
De la connaissance à la transformation sociale

Diaka Camara, fondatrice de la fondation Diaka Camara

Lors de la cérémonie de clôture, Diaka Camara, fondatrice de l’organisation, a rappelé le sens profond de cette démarche. « Une femme plus forte devient une voix. Et une voix peut briser le silence, réveiller des consciences et faire bouger les lignes », a-t-elle déclaré, avant d’ajouter : « aujourd’hui, nous repartons avec quelque chose de précieux : la connaissance. Et la connaissance, lorsqu’elle est mise au service de la dignité et de la justice, devient une force extraordinaire. »

Antigou Chérif, Directeur général de l’AGUIPE

Le Directeur général de l’AGUIPE, Antigou Chérif, a lui insisté sur l’effet multiplicateur espéré au-delà des cinquante bénéficiaires directes. « On a formé 50. Si les 50 puissent former 5 autres femmes à leur tour, ça ferait au moins 250 vies qui seront touchées. Donc, c’est pas un truc ponctuel que nous avons fait », a-t-il affirmé. Il a également évoqué l’ambition d’étendre l’initiative à l’intérieur du pays, estimant qu’« il n’y a pas d’autonomisation économique sans autonomisation juridique. »
Des avancées réelles, des obstacles persistants

Joséphine Loly Tinkiano, avocate générale près la Cour d’appel de Conakry

Intervenant en tant que formatrice, Joséphine Loly Tinkiano, avocate générale près la Cour d’appel de Conakry, a rappelé les engagements pris par la République de Guinée en matière de droits des femmes. « Ces textes traduisent une volonté affirmée, celle de garantir la dignité, l’égalité et les droits fondamentaux des femmes », a-t-elle souligné. Mais elle a aussi pointé les limites concrètes du système : « Malgré ces avancées normatives, l’accès effectif à la justice demeure un défi majeur. Une justice inaccessible est une justice incomplète. »
Du côté des participantes, la satisfaction était palpable. Rose Kourouma a salué l’initiative avec conviction : « C’est un plaisir pour moi de participer à cette formation. Elle nous a beaucoup apporté sur le droit des femmes que nous n’avions pas connu. Nous serons des messagères pour pouvoir transmettre ce message aux autres femmes. »
Une ambition qui dépasse Conakry
Cette session marque une étape, mais pas une fin. La Fondation Diaka Camara et l’AGUIPE entendent poursuivre et élargir leur action, en portant ces formations au-delà de la capitale. Si les intentions se concrétisent, c’est tout un réseau de femmes informées et mobilisées qui pourrait progressivement se constituer à travers la Guinée.

IAC pour Laguinee.info 

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