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CAN 1976 : la Feguifoot dément toute procédure contre le Maroc devant le TAS ou la CAF

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La Fédération guinéenne de football a publié un communiqué officiel pour démentir les rumeurs faisant état d’un recours juridique lié à la Coupe d’Afrique des Nations 1976. Une mise au point ferme, mais apaisante.

Un match vieux de près de cinquante ans, et pourtant il fait encore parler. Ces derniers jours, des rumeurs persistantes circulaient sur les réseaux sociaux, laissant entendre que la Guinée s’apprêtait à contester les résultats de la CAN 1976 devant le Tribunal arbitral du sport (TAS) ou la Confédération africaine de football (CAF). La Feguifoot a décidé de mettre les choses au clair.

Dans un communiqué publié sur sa page Facebook ce dimanche 22 mars, l’instance dirigeante du football guinéen est formelle : aucune procédure n’a été engagée, ni auprès du TAS, ni auprès de la CAF. « Ces informations sont inexactes et ne reposent sur aucune base officielle », écrit la fédération, revendiquant « un esprit de responsabilité et d’apaisement ».

Retour sur un incident historique

À l’origine de ces spéculations, un épisode survenu lors du match Guinée–Maroc disputé le 14 mars 1976 à Addis-Abeba. Selon plusieurs spécialistes, les Lions de l’Atlas auraient momentanément quitté le terrain au cours de la rencontre avant d’y revenir. Un comportement qui, selon ces mêmes voix, aurait dû profiter à la Guinée, à l’image de ce qu’a obtenu le Maroc face au Sénégal lors de la CAN 2025, dans une situation jugée comparable.

La Feguifoot a tenu à rétablir les faits dans leur intégralité. Ce soir-là, sous la direction de l’arbitre zambien Nyirenda Chayu, le match s’était conclu sur un score de 1-1. La Guinée avait ouvert le score à la 33ᵉ minute grâce à Chérif Souleymane, avant que Ahmed Makrouh, dit Baba, n’égalise pour le Maroc à la 86ᵉ minute.

Un titre marocain régulier, une deuxième place guinéenne assumée

La fédération rappelle également le cadre réglementaire de l’époque : la compétition ne comportait pas de finale au sens classique du terme. C’est donc au terme d’une phase de poule finale que le Maroc a terminé en tête du classement, décrochant ainsi légitimement le titre de champion d’Afrique. La Guinée, elle, a occupé la deuxième place.

« Le Maroc a été régulièrement sacré champion d’Afrique », insiste la Feguifoot, qui appelle l’ensemble des médias et des acteurs du football à « privilégier des informations vérifiées » et à éviter « toute interprétation susceptible d’entretenir la confusion ».

Un appel au fair-play et à l’unité africaine

Au-delà du démenti, le ton du communiqué se veut rassembleur. La fédération guinéenne réaffirme son « attachement au respect des faits historiques et des règlements sportifs » et dit rester « pleinement engagée dans la promotion des valeurs de fair-play, de respect mutuel et d’unité du football africain ».

Un message de sérénité, alors que le débat autour de cet épisode de 1976 semblait prendre, ces derniers jours, une tournure de plus en plus polémique sur la toile.

La question de savoir si d’autres voix, en dehors de la Feguifoot, continueront de réclamer une révision de ce résultat historique reste entière. Pour l’heure, la fédération a tranché : le passé restera le passé.

 

Ismaël Sam, pour Laguinee.info

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