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Guinée : Abdoul Sacko dénonce la multiplication des enlèvements et un climat de peur grandissant

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Depuis l’étranger où il vit en exil depuis près d’un an, le coordinateur du Forum des forces sociales de Guinée, Abdoul Sacko, est sorti de son silence ce vendredi 6 mars 2026 pour tirer la sonnette d’alarme sur la situation sécuritaire dans son pays. Invité du journal Afrique de Radio France Internationale (RFI), l’activiste de la société civile a dénoncé la multiplication des enlèvements en Guinée et le climat de peur qui, selon lui, gagne progressivement l’ensemble de la population.

Au cœur de son intervention, Abdoul Sacko a évoqué le sort de nombreux Guinéens portés disparus après avoir été enlevés, laissant leurs familles dans l’angoisse et l’incertitude. « Aujourd’hui, des Guinéens disparus, enlevés, vivent dans une forme de souffrance dont le degré reste inconnu, parce que leurs proches ne savent ni où ils se trouvent ni dans quelles conditions ils sont détenus », a-t-il déclaré.

L’activiste affirme avoir lui-même été victime d’une tentative d’enlèvement à son domicile en février 2025, un épisode qui, selon lui, illustre la gravité de la situation sécuritaire. Il estime que les enlèvements ne viseraient plus uniquement certaines personnalités ou militants, mais que leurs répercussions s’étendraient désormais aux familles et aux proches d’opposants vivant à l’étranger.

Pour Abdoul Sacko, la peur n’épargne désormais aucune catégorie sociale. « Des vieillards ne sont pas épargnés. Des femmes et des enfants non plus. Des citoyens qui ne demandent rien d’autre à l’État que d’être sécurisés peuvent se coucher le soir avec la peur de ne pas se réveiller le matin, ou sortir de chez eux avec la crainte de ne pas rentrer le soir », a-t-il regretté.

Cette situation, affirme-t-il, installe progressivement un climat d’insécurité généralisée, où la crainte d’être enlevé ou de voir un proche disparaître devient une réalité pour de nombreux citoyens. Selon lui, l’absence d’informations sur le sort des personnes enlevées contribue à accentuer l’inquiétude des familles, souvent laissées sans réponse.

Dans ce contexte, Abdoul Sacko estime que les disparitions et les enlèvements constituent aujourd’hui l’un des sujets les plus préoccupants pour la société guinéenne, en raison de l’impact direct sur la sécurité des citoyens et la confiance dans les institutions chargées de garantir leur protection.

Face à cette situation, l’activiste a appelé à une prise de conscience sur la gravité du phénomène et sur les conséquences qu’il pourrait avoir si ces enlèvements venaient à se poursuivre. Selon lui, l’inquiétude et la peur qui s’installent dans la population témoignent d’un malaise profond qui mérite une attention urgente.

Laguinee.info 

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