Ce mardi 3 mars 2026, la crise d’approvisionnement en carburant qui touche plusieurs villes de Guinée s’aggrave. La ville de Kindia n’est pas épargnée : trouver un litre d’essence est devenu un véritable casse-tête pour les conducteurs et les transporteurs.
Des stations à sec et des files interminables
Dans plusieurs quartiers, notamment à Dadia, les stations-service sont totalement à sec. Motos, voitures et taxis s’étendent devant les pompes encore ouvertes, les conducteurs patientant des heures sans aucune garantie d’être ravitaillés. Une situation qui met en lumière l’incapacité des autorités à assurer un approvisionnement régulier.

Le marché noir reprend ses droits
Face à la pénurie, le marché parallèle prospère. Le litre d’essence y atteint jusqu’à 20 000 francs guinéens, soit un prix bien au-delà du tarif officiel. Malgré ce coût exorbitant, le carburant reste introuvable, et les citoyens subissent directement les conséquences. Les conducteurs de taxi-motos et les transporteurs sont les plus touchés, leurs activités dépendant entièrement du carburant.
Crise passagère ou pénurie durable ?
La question demeure : s’agit-il d’un simple désordre temporaire ou du début d’une pénurie durable ? Les habitants de Kindia, exaspérés, attendent des mesures concrètes et rapides pour éviter que la situation ne s’aggrave dans les jours à venir.
Joël Francis, pour Laguinee.info





