La Fédération syndicale professionnelle de l’Éducation (FSPE) a marqué les esprits cette semaine. Mercredi 27 février, un sit-in massif a secoué le Grand Conakry, réunissant enseignants, jeunes et femmes du secteur éducatif.
Dans un communiqué officiel publié ce lundi, dont Laguinee.info dispose copie, les Secrétaires généraux des sections syndicales, ainsi que les bureaux de la coordination régionale des femmes et des jeunes, ont exprimé leur profonde reconnaissance et leur fierté :
« Votre mobilisation massive a démontré, avec force et dignité, que l’honneur de l’enseignant n’est ni négociable ni bradable. »
Des accusations cinglantes à l’endroit de la CNTG
Malgré cette démonstration d’unité et de détermination, le Secrétaire général de la Confédération nationale des travailleurs de Guinée (CNTG) persiste dans une position jugée inacceptable par la FSPE. La fédération dénonce sans détour :

L’immixtion manifeste dans la gestion interne de la fédération
;
Le mépris des statuts et règlements intérieurs adoptés librement;
La violation des conventions internationales de l’OIT, notamment les conventions 87 et 98 relatives à la liberté syndicale et au droit d’organisation.
« Face à cette obstination et au non-respect des principes syndicaux, la FSPE lance un mot d’ordre de mobilisation générale. Nous affirmons solennellement que nous ne reculerons pas. »
Mobilisation générale : la riposte s’organise
Les enseignants, sans distinction, ainsi que tous les travailleurs attachés à la justice et à la démocratie syndicale, sont appelés à converger massivement vers la Bourse du Travail. La FSPE précise que cette mobilisation se veut pacifique, responsable et grandiose, et qu’elle se poursuivra jusqu’à satisfaction de nos revendications légitimes.
Les exigences de la fédération sont claires et non négociables :
Le retrait immédiat de la décision jugée illégale prise par le Secrétaire général de la CNTG ;
La présentation d’excuses publiques à l’endroit de la corporation enseignante.
Laguinee.info





