Le Tribunal correctionnel de Tribunal de Mafanco a tranché, ce mardi 24 février 2026, dans l’affaire impliquant le rappeur Opinel 12 et deux membres du groupe Sagatala. Mohamed Salif Bangoura, Abdoulaye Aziz Diallo et Nahmir Sow ont été reconnus coupables d’« incitation de mineurs à la débauche » et « injures publiques », puis condamnés chacun à trois ans d’emprisonnement avec sursis, assortis d’une amende d’un million de francs guinéens.
À l’origine de cette procédure : un clash musical devenu viral sur les réseaux sociaux, contenant des propos jugés offensants et contraires aux bonnes mœurs, notamment à l’égard des mineurs. L’enquête menée par l’Office de protection du genre, de l’enfance et des mœurs (OPROGEM) avait conduit à l’interpellation des trois jeunes artistes.
À la barre, les prévenus ont reconnu les faits. « Ce qui n’était au départ qu’un simple échange artistique s’est transformé en conflit public amplifié par les réseaux sociaux. Je regrette profondément ces paroles et demande pardon à tous », a déclaré Mohamed Salif Bangoura, alias Opinel 12.
Même reconnaissance du côté d’Abdoulaye Aziz Diallo : « Nous avons voulu répondre à des provocations, mais nous avons utilisé des mots déplacés. Aujourd’hui, je reconnais que c’était une erreur. »
Nahmir Sow, étudiant en génie informatique, a également évoqué les conséquences de cette polémique sur leur entourage : « La musique est une passion, mais nous comprenons que certains propos ont choqué. Nous allons présenter des excuses publiques et tirer les leçons de cette affaire. »
Présidée par la juge M’balou Traoré, la juridiction a en outre ordonné aux condamnés de présenter officiellement leurs excuses sur leurs différentes plateformes de communication.
Cette décision, plus sévère que les réquisitions initiales du ministère public, met un terme à une affaire qui a ravivé le débat sur la responsabilité des artistes et l’impact des contenus musicaux sur le jeune public.
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