A l’audience d’hier lundi 23 février 2026, l’ancien président de la cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, en face du juge de la CRIEF, a défendu mordicus l’origine de l’acquisition de ses biens, estimé à plusieurs milliards. L’affaire a créé des divergences entre les parties au procès. Les avocats de l’État n’ont pas encore pris la parole, mais ils retroussent les manches pour la prochaine audience, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.
« A l’audience de ce jour, la parole a été donnée à Dr Mohamed Lamine Bangoura pour apporter des éléments d’explication aux faits poursuivis. Dans son récit et sa défense, il a reconnu que la Cour recevait une subvention trimestrielle de 1,2 milliard par trimestre. Il a également reconnu que lors des scrutins électoraux, la Cour recevait des montants compris entre 3 et 5 milliards de francs guinéens, et que la subvention annuelle s’élevait à 20 milliards », a évoqué Me Pépé Antoine Lama, l’un des avocats de l’Etat.
Ce que l’État envisage…
« Nous allons demander des explications sur l’utilisation de ces fonds. Il y a des biens identifiés de Dr Mohamed Lamine Bangoura, dont l’immeuble de Dakar, évalué à plus de 400 millions de francs CFA selon son notaire, et celui de Nongo, coûtant plus de 3 milliards de francs guinéens », a rassuré Me Lama.
Il dit être convaincu que la cour examinera si les montants encaissés au titre de salaire et indemnité suffisent à expliquer l’origine licite de l’acquisition de ces biens.
« Nous avons plusieurs questions à poser aux prévenus lors de la prochaine audience, avec la permission de la Cour », a déclaré l’avocat.
Mohamed Diallo pour Laguinee.info







