L’audience de ce lundi devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF) a mis en lumière les aspects financiers de l’affaire impliquant Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle.
Le prévenu a détaillé les revenus et fonds liés à son mandat. Selon ses déclarations, la Cour disposait d’un budget annuel de 20 milliards de francs guinéens, adopté par l’Assemblée nationale. Une partie de ce budget, soit 11 milliards, servait à couvrir le loyer du bâtiment abritant l’institution. Le reste, réparti par un comité de trésorerie, était utilisé pour le paiement des primes, frais de transport, logement, santé et consommables du personnel.
Mohamed Lamine Bangoura a également révélé qu’il percevait un salaire mensuel de 75 millions de francs guinéens, ainsi qu’un fonds d’accompagnement de 20 millions, attribué par l’ancien président Alpha Condé. À cela s’ajoutaient ses revenus en tant qu’enseignant et consultant.
L’audience a aussi porté sur les acquisitions immobilières de l’ex-président : deux immeubles R+1 à Nongo, une villa à Wonkifong et un immeuble R+3 à Dakar. Le montant d’achat de ce dernier fait l’objet de divergences : Mohamed Lamine Bangoura évoque 300 millions de francs CFA, tandis que le notaire Lanciné Kanko avance 444 millions.
Ces chiffres ont été au centre des débats, mettant en évidence la complexité de la gestion financière de l’institution et l’importance du contrôle des fonds publics. L’affaire est renvoyée au 2 mars pour la comparution des autres prévenus.
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