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Affaire Kassory Fofana : le ministère public absent, les avocats de la défense en colère 

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L’audience en appel de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana, prévue ce jeudi 19 février 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), a été renvoyée en raison de l’absence du parquet spécial, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

 

Selon les avocats de la défense, le ministère public, pourtant partie essentielle à la procédure, ne s’est pas présenté à l’audience, contraignant la Cour à reporter l’examen du dossier.

 

Ce défaut de comparution a immédiatement suscité la réaction du collectif d’avocats, qui a dénoncé un dysfonctionnement de la procédure pénale. « Avec ma petite expérience, c’est la première fois que le parquet fait défaut à l’audience », a déclaré Me Sidiki Bérété, évoquant une situation qu’il a qualifiée d’inédite dans l’histoire judiciaire du pays.

 

Pour la défense, l’absence du ministère public a eu pour conséquence de dénaturer le procès. « Le parquet est une partie fondamentale. Son absence devrait conduire à la libération des prévenus. À ce stade, cela s’apparente à de la séquestration et à de l’humiliation », a soutenu l’avocat.

 

Les conseils de Ibrahima Kassory Fofana ont également attiré l’attention sur l’état de santé de leur client, détenu depuis près de quatre ans. Selon Me Bérété, ce dernier aurait subi une rechute il y a deux semaines.

 

Des correspondances ont été adressées au ministre de la Justice, au procureur spécial ainsi qu’au président de la CRIEF. Toutefois, il leur aurait été répondu qu’aucune décision ne pouvait être prise en l’absence d’audience. « Nous sommes venus à l’audience et le parquet ne s’est pas présenté. La Cour a renvoyé l’affaire. Pendant ce temps, l’état de santé de notre client se dégrade », ont déploré les avocats.

 

Par ailleurs, la défense a contesté les accusations de détournement portant sur 15 milliards de francs guinéens. Selon Me Dinah Sampil, les fonds incriminés seraient toujours logés au Trésor public. « Nous en avons apporté les preuves. Comment peut-on parler de détournement alors que l’argent est toujours dans les caisses de l’État ? », s’est-il interrogé.

 

Les avocats ont enfin exprimé leur incompréhension face à l’absence du parquet spécial, chargé d’établir le rôle d’audience, le jour même de la tenue du procès, évoquant une situation qu’ils ont jugée préoccupante au regard des droits de la défense.

 

Laguinee.info

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