Les travailleurs de la Compagnie du Développement des Mines (CDM), en activité dans la zone de Filbowalé, préfecture de Télimélé, ont déclenché une grève illimitée ce mardi 27 janvier 2026. Le mouvement intervient après, selon les employés, l’absence de réponse concrète de la direction générale aux revendications déjà formulées, rapporte le correspondant régional de Laguinee.info basé à Boké.
Sur les sites d’exploitation, le constat est sans appel. Aucune activité. Aucun engin en service. Aucun travailleur présent. L’arrêt est total.
Membre du collège syndical de la CDM, Ibrahim Kalil Keïta pointe un non-respect répété des textes encadrant le secteur minier.
« Cette grève est liée au non-respect de la convention collective des mines et carrières, ainsi que de l’arrêté 757 publié en août dernier, qui classe les travailleurs du secteur. À cela s’ajoute la situation des travailleurs malades : lorsqu’un employé tombe malade, aucune disposition n’est prise pour assurer son paiement », affirme-t-il.
Selon le syndicaliste, la direction aurait anticipé le mouvement en retirant l’ensemble des engins avant même le début effectif de la grève. Une manœuvre constatée sur le terrain par les représentants des travailleurs.
« Le mouvement a démarré à partir de minuit. Bien avant, la direction avait déjà rapatrié tous les engins à la base : pelles mécaniques, bulldozers, chargeuses, niveleuses, camions et pick-up. À notre arrivée, il n’y avait quasiment plus rien sur les sites », explique Ibrahim Kalil Keïta.
À ce stade, aucun incident n’a été signalé. Mais les activités restent complètement paralysées. Les travailleurs disent attendre l’évolution de la situation dans la journée.
Du côté de la direction générale, aucune initiative de dialogue n’avait été engagée au moment de la rédaction de cet article. Une posture que les syndicalistes jugent incompréhensible, rappelant qu’un préavis de grève avait été déposé dès le mois d’août dernier. Si certaines revendications avaient alors été partiellement prises en compte, le respect de la convention collective des mines et carrières reste, selon eux, totalement ignoré.
Depuis Boké, Amadou Oury Coumbassa pour Laguinee.info







