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Lutte antidrogue : l’OCAD démantèle une chaîne de trafic entre plusieurs pays africains

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À Conakry, l’aéroport international Ahmed Sékou Touré s’est une nouvelle fois imposé comme un maillon stratégique dans la lutte contre les trafics de stupéfiants. L’interpellation, en l’espace d’un mois, de deux femmes impliquées dans une affaire de trafic international de drogue met en lumière des circuits discrets mais structurés, ainsi que les méthodes d’infiltration ciblées par les services spécialisés.

Le 19 décembre 2025, Dacosta Quinta est arrêtée dans l’enceinte aéroportuaire alors qu’elle s’apprête à voyager avec 159 plaques de hashish, pour un poids total de 16,8 kilogrammes. Une saisie significative, réalisée par les unités de police engagées dans la lutte contre le grand banditisme et les stupéfiants. Placée en garde à vue par l’Office central antidrogue (OCAD), la mise en cause reconnaît avoir servi de convoyeur à plusieurs reprises et désigne Fatoumata Sy comme propriétaire de la marchandise.

Cette déclaration ouvre une nouvelle phase de l’enquête. Pendant près d’un mois, la brigade de recherche de l’OCAD mène filatures et surveillances avant d’interpeller Fatoumata Sy le 19 janvier 2026. Entendue à son tour, celle-ci admet avoir effectué plusieurs déplacements dans des pays de la sous-région et d’Afrique du Nord, notamment le Mali, le Sénégal, la Tunisie, le Maroc et la Côte d’Ivoire, laissant apparaître un réseau transfrontalier organisé autour de voyages réguliers.

Les deux femmes ont été déférées devant le tribunal de première instance de Mafanco pour détention, transport et trafic international de cocaïne et de substances psychotropes, des infractions prévues et sanctionnées par les articles 812 et 821 du Code pénal guinéen. Pour les enquêteurs, l’enjeu dépasse la seule saisie de drogue. « Avec l’arrestation de Fatoumata Sy, c’est un maillon très important qu’on vient de mettre hors d’état de nuire », a déclaré le colonel Abdoulaye Sangaré, directeur de l’OCAD, soulignant le rôle central de certains profils dans l’organisation des filières.

Cette affaire illustre la stratégie actuelle des forces de sécurité : frapper les réseaux à partir de leurs points de passage clés, notamment les infrastructures aéroportuaires, afin de remonter les chaînes de responsabilité. Elle met également en évidence l’implication croissante de femmes dans des circuits longtemps perçus comme exclusivement masculins, un phénomène que les services spécialisés disent suivre de près dans leurs enquêtes.

Laguinee.info 

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