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Levée des sanctions de l’UA : à Addis-Abeba, la Guinée acte son retour diplomatique sur la scène africaine

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La levée des sanctions de l’Union africaine contre la Guinée marque un tournant diplomatique majeur dans le processus de normalisation engagé depuis la fin de la transition. Présent au siège de l’organisation continentale, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Morissanda Kouyaté, a replacé cet événement dans une séquence historique et politique plus large.

Intervenant devant les instances africaines, le chef de la diplomatie guinéenne a rappelé que la transition en Guinée « ne s’est pas imposée comme un choix idéologique », mais comme une réponse à une situation nationale jugée critique. Selon lui, les quatre années écoulées ont été consacrées à une restructuration profonde de l’État, articulée autour de trois axes prioritaires : social, économique et politique.

Sur le plan social, Morissanda Kouyaté a mis en avant l’organisation des assises nationales et du dialogue inter-guinéen inclusif, présentés comme des cadres de réconciliation et de restauration du tissu social. Il a souligné la participation de Guinéens de l’intérieur comme de la diaspora, dans un contexte marqué par des fractures héritées de plusieurs décennies de crises politiques.

L’axe économique a, quant à lui, été illustré par la vision stratégique « Simandou 2040 », portée par les autorités guinéennes. Cette orientation vise, selon le ministre, une exploitation souveraine des ressources naturelles, leur transformation locale et la construction d’un modèle de développement fondé sur des partenariats jugés équilibrés.

Sur le volet politique, Morissanda Kouyaté est revenu sur l’adoption de la nouvelle Constitution, approuvée par référendum le 21 septembre 2025 avec 89,38 % des suffrages exprimés. Il a rappelé que ce texte a servi de cadre à l’élection présidentielle du 28 décembre 2025, au terme de laquelle le général Mamadi Doumbouya a été élu avec 86,72 % des voix.

Pour le ministre des Affaires étrangères, l’investiture présidentielle du 17 janvier 2026 et la levée des sanctions de l’Union africaine s’inscrivent dans une même dynamique de réintégration institutionnelle. Il a décrit la présence de la Guinée à Addis-Abeba comme « le retour dans sa famille naturelle », rejetant l’idée d’une rupture durable entre Conakry et les instances africaines.

Dr Kouyaté a  également inscrit cette séquence dans une perspective historique, rappelant le rôle joué par la Guinée dans les luttes d’indépendance et la construction de l’unité africaine, de l’ère d’Ahmed Sékou Touré aux engagements militaires et diplomatiques du pays sur le continent.

La levée des sanctions ouvre ainsi une nouvelle phase pour la Guinée, marquée par la reprise pleine et entière de sa participation aux mécanismes politiques de l’Union africaine, dans un contexte où les autorités guinéennes cherchent à consolider leur repositionnement régional et international.

Laguinee.info

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