Le parquet du tribunal de première instance de Kankan a procédé, ce mardi, à l’ouverture officielle des audiences criminelles, marquant le lancement d’une session judiciaire dédiée à l’examen de plusieurs affaires pénales majeures.
Cette session criminelle, ouverte dans la salle d’audience A de la cour d’appel de Kankan, examinera plus de vingt dossiers criminels, dont huit inscrits au rôle. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique pénale du gouvernement, avec pour objectifs affichés la lutte contre la criminalité, le renforcement de l’État de droit et le désengorgement des maisons d’arrêt, rapporte Laguinee.info à travers son correspondant régional basé à Kankan.
Lors de la cérémonie d’ouverture, le procureur général près la cour d’appel de Kankan, Marwane Baldé, a appelé à la fermeté dans le traitement des affaires criminelles.
« Il n’y a pas de tolérance en ce qui concerne les faits criminels dans la ville de Kankan. J’ai demandé à ce que le maximum des peines soient requises et à ce que les magistrats du siège aient un regard attentif dans leurs décisions », a-t-il déclaré.
Il a également invité le procureur de la République à « jouir pleinement de son droit d’appel général lorsque la loi ne sera pas satisfaite » et lancé un appel aux procureurs des régions de Faranah et de N’Zérékoré afin de « procéder sans délai à la tenue des audiences criminelles pour décongestionner les différentes maisons d’arrêt ».
Le président du tribunal de première instance de Kankan, Mamadou Saliou Diakité, a rappelé l’objet de cette session criminelle.
« Cette session criminelle qui s’ouvre en ce jour examinera plus de 20 dossiers criminels dont 8 inscrits au rôle. Elle s’inscrit dans le cadre de la politique pénale du gouvernement, conformément au code de procédure pénale », a-t-il indiqué.
Selon lui, l’objectif fondamental est « de rendre justice à nos concitoyens au nom du peuple guinéen, de lutter contre la criminalité et le grand banditisme sous toutes leurs formes, tout en respectant les droits humains et les textes de loi ».
De son côté, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kankan, Fodé Bintou Kéita, est revenu sur la nature des dossiers inscrits au rôle.
« Les personnes régulièrement renvoyées, sans occulter le principe de la présomption d’innocence, sont poursuivies pour des faits de vol à main armée, de viols et de complicités, ainsi que pour des faits de meurtre », a-t-il précisé.
Il a également évoqué des dossiers liés à des affrontements inter-villageois ayant entraîné des amputations. « Dans le cadre de notre politique pénale visant à lutter contre la criminalité organisée dans le ressort de la cour d’appel de Kankan, nous avons lancé ces audiences pour que chacun soit situé sur son sort », a-t-il ajouté.
Parmi les personnes présentes figurait Mohamed Camara, parent d’une victime de viol, qui a témoigné de son attente vis-à-vis de la justice.
« Ma fille a été victime de viol à l’école primaire de Dar es Salam. C’est cette raison qui nous a amenés ici aujourd’hui. Le monsieur a profité d’elle à l’école. J’attends de la justice qu’elle prenne les mesures convenables pour que de tels actes ne se répètent pas. Moi, je porte confiance à la justice », a-t-il déclaré.
Pour cette première journée d’audience, plus de seize accusés doivent comparaître dans différents dossiers inscrits à l’ordre du jour.
De Kankan, Mohamed Lamine Yansané, pour Laguinee.info







