Le président de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, dénonce de nouvelles entraves administratives visant son parti, alors que le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD) menace de dissoudre la formation politique en cas de non-organisation de son congrès d’ici mai.
Invité récemment sur RFI, le leader de l’UFDG a décrit une situation qu’il juge “injuste et politiquement motivée”. Selon lui, les autorités actuelles empêchent délibérément son parti de respecter les dispositions réglementaires imposées par le MATD, tout en lui reprochant ensuite de ne pas s’y conformer.
Cellou Dalein Diallo affirme que l’organisation du congrès n’a pas été possible en raison d’interdictions répétées des autorités, malgré la réunion des conditions techniques et logistiques. « Chaque fois qu’on convoque le congrès et que les conditions sont réunies pour le tenir, ils l’interdisent. Par deux fois. Et après, ils nous suspendent parce qu’on n’a pas tenu le congrès, alors que ce sont eux qui nous ont empêchés de le tenir », a-t-il déclaré.
Pour l’opposant, ces obstacles illustrent une stratégie plus large visant à affaiblir, voire à éliminer, son parti du paysage politique. « Vous voyez donc ce qui va se passer au terme de cette deuxième suspension. Je ne sais pas si ce n’est pas une haine, une volonté de neutraliser, sinon de détruire l’UFDG », a-t-il dénoncé, accusant les autorités de vouloir pousser son parti à la marginalisation.
Malgré la menace de dissolution et son éloignement forcé du pays, l’ancien Premier ministre assure que son engagement à la tête de l’UFDG demeure intact. « Le parti est un instrument de la lutte politique, parce que nous avons décidé de lutter par les voies légales. Nous allons continuer la lutte de plus belle », a-t-il affirmé.
Il estime également que les autorités actuelles souffrent d’un manque d’adhésion populaire. « Nous sommes encouragés par le désaveu du régime constaté lors du référendum et amplifié pendant le simulacre d’élection présidentielle du 28 décembre », a-t-il conclu, voyant dans ces scrutins une contestation latente de la transition.
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