Un incendie a ravagé, dans la soirée du samedi 7 novembre 2026, un atelier de menuiserie situé au quartier Farako 2, dans la commune urbaine de Kankan. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, le sinistre serait dû à un court-circuit provoqué par une machine qu’utilisait un apprenti. Aucune perte en vie humaine n’a été signalée, mais les dégâts matériels sont considérables. Les pertes sont provisoirement estimées à plus de 100 millions de francs guinéens, rapporte le correspondant de Laguinee.info basé à Kankan.
Alors que les activités se déroulaient normalement, un court-circuit serait survenu au niveau d’une machine en fonctionnement, déclenchant un incendie qui s’est rapidement propagé dans l’atelier. En quelques instants, les flammes ont consumé plusieurs matériaux de travail, des meubles et des équipements. L’intervention des agents de la Protection civile, appuyés par la population, a finalement permis de maîtriser le feu.
Mohamed Savané, chef du quartier, revient sur les circonstances du sinistre.
« C’est un court-circuit. Il y avait un jeune qui travaillait. C’est un moteur qui fonctionnait. On commence quand même à maîtriser la situation. La population a fait un effort, tout comme les sapeurs-pompiers. Sinon, la situation était complètement débordée. En ce qui concerne les cas de blessures, on ne peut rien dire parce que je n’en ai pas constaté. Cependant, rien n’est sorti de l’atelier », explique-t-il.
Des morceaux de bois réduits en cendres, des meubles calcinés, des machines hors d’usage et un moteur entièrement consumé : tel est le triste spectacle laissé par les flammes.
Sous le choc, les victimes évaluent déjà les pertes à plus de 100 millions de francs guinéens. Ibrahima Barry, l’un des sinistrés, donne un aperçu de l’ampleur des dégâts.

« Quatre grandes machines, des bobines, un moteur… Pour une première estimation, les dégâts s’élèvent à plus de 100 millions de francs guinéens. Les bois, les meubles et les tablettes-bancs qui ont brûlé sont très nombreux. Nous avions également des bois appartenant à d’autres personnes, qui ont aussi été touchés en grand nombre », témoigne-t-il.
Au cours de l’intervention, les agents de la Protection civile auraient également été victimes de jets de pierres, les obligeant à effectuer un repli momentané avant de reprendre les opérations.
Après avoir maîtrisé les flammes, les sapeurs-pompiers ont lancé un appel à la population, l’invitant à faire preuve de responsabilité et à faciliter leurs interventions en cas de sinistre.
Koulibaly, un agent de la Protection civile, déplore ces comportements et insiste sur l’importance d’alerter rapidement les services de secours.
« Ce camion-là est à eux, pas à nous. Ils n’ont qu’à cesser de nous jeter des pierres. Les feux du premier et du deuxième degré, ils peuvent les gérer, mais ceux du troisième degré, personne ne peut les maîtriser à part nous. Ils n’ont qu’à nous informer en temps réel. Prendre une moto et partir à notre recherche ne peut pas résoudre le problème. C’est le téléphone qui peut le faire. Ce camion-là met du temps à démarrer. Il faut également nous indiquer précisément où nous devons nous rendre », explique-t-il.
Devenus de plus en plus récurrents ces derniers temps dans la commune urbaine de Kankan, les incendies soulèvent une nouvelle fois la question de la prévention des risques et de la protection des biens. Un phénomène qui appelle à une plus grande vigilance de la population ainsi qu’au renforcement des mesures de sécurité.
De Kankan, Mohamed Lamine Yansané pour Laguinee.info





