Les Sud-Africains votent ce mercredi pour des élections municipales jugées cruciales pour le Congrès national africain (ANC), dont la domination s’effrite depuis dix ans sous le poids des difficultés économiques et des défaillances locales, rapportent nos confrères d’africanews.com.
Le parti qui a conduit le pays vers la démocratie après la fin de l’apartheid joue gros. Les électeurs doivent désigner les responsables des huit principales municipalités métropolitaines, ainsi que ceux de 44 conseils de district et 205 conseils municipaux locaux.
Selon Johannesburg, principal centre économique du pays, concentre les enjeux. Confrontée aux pénuries d’eau et d’électricité et à la dégradation des infrastructures, la métropole a connu cinq changements de maire en quatre ans. Actuellement dirigée par une coalition fragile conduite par l’ANC, elle est dans le viseur de l’Alliance démocratique (DA), deuxième force politique du pays, qui entend la reprendre.
À l’échelle nationale, les griefs sont les mêmes : insuffisance des services publics, coupures d’électricité, routes dégradées, criminalité et chômage. Les tensions autour de l’immigration clandestine s’invitent aussi dans le débat, plusieurs mouvements ayant récemment mis en cause la politique du président Cyril Ramaphosa.
Dans la file d’attente à Johannesburg, l’attente est simple. « Nous voulons simplement de meilleurs services publics et moins de corruption », confie Lebo Shikwambane, venue voter dès les premières heures, chez africanews.com
Le ministre intérimaire de la Police, Firoz Cachalia, a souligné la portée démocratique du scrutin, y voyant la capacité du pays à poursuivre son évolution malgré ses difficultés, tout en se disant optimiste sur une hausse de la participation.
Un test majeur pour l’ANC, dont un nouveau recul pourrait redessiner les équilibres politiques locaux.





