À l’occasion de la célébration en différé de la Journée internationale des enseignants, ce samedi 24 octobre 2026, Kadiatou Bah, du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (SLECG), a rappelé les difficultés auxquelles les enseignants sont confrontés. Elle a également appelé à l’application effective des engagements contenus dans le protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation.
Dans son intervention, Kadiatou Bah a souligné les conditions de travail difficiles auxquelles font face de nombreux enseignants, notamment le manque de matériel pédagogique et la précarité. Elle a insisté sur la nécessité d’améliorer leurs conditions de travail.
« Malgré les conditions de travail souvent précaires, le manque de matériel pédagogique et les difficultés quotidiennes, vous continuez à tenir le flambeau de la connaissance pour former les cadres de la Guinée. Car célébrer l’enseignant tout en ignorant ses difficultés serait une contradiction », a-t-elle déclaré.
La représentante du SLECG a également rappelé les avancées issues des négociations entre le gouvernement et l’intersyndicale de l’éducation. Le protocole d’accord du 3 janvier 2026 prévoit notamment des mesures relatives aux primes, aux indemnités de logement, aux salaires bloqués, au reclassement de certains enseignants et à la situation des enseignants contractuels.
Toutefois, elle estime que la signature de cet accord doit être suivie de mesures concrètes pour répondre aux revendications du secteur éducatif.
« La véritable valeur d’un accord réside dans son application effective. C’est pourquoi notre présence aujourd’hui constitue également un appel à accélérer la mise en œuvre des engagements restants à concrétiser, notamment la finalisation et l’application du statut particulier », a-t-elle affirmé.
Kadiatou Bah a réaffirmé l’attachement du SLECG au dialogue social et à la recherche permanente de solutions aux préoccupations des enseignants.
IAC, pour Laguinee.info





