spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

La corruption, il faut la prouver (Opinion)

spot_imgspot_imgspot_img

À LIRE AUSSI

Depuis la validation des listes de candidatures en lice pour l’élection du prochain Comex de la Fédération Guinéenne de Football, des articles de presse et des publications sur les réseaux sociaux fusent de partout pour « dénoncer » une corruption massive qui entacherait ce processus électoral. Ils réduisent les membres statutaires à de vulgaires mendiants sans dignité, prêts à tout pour vendre leur voix au plus offrant.
Cette vision réductrice du rôle d’un membre statutaire est une insulte envers tous les
acteurs du football guinéen. Venant de simples « facebookeurs », ces accusations
pourraient à la rigueur s’entendre. Mais un journaliste ne peut pas s’avancer sur des
rumeurs, sur des « on-dit ». Sa production doit s’appuyer sur des faits et des preuves
irréfutables. À défaut, elle n’est qu’un chiffon qui entretient la confusion dans le milieu
du football et dans l’opinion publique.
Le journaliste ghanéen Anas Aremeyaw Anas a travaillé deux ans avant de publier,
le 6 juin 2018, son documentaire « Number 12 ». Le 7 juillet 2018, la commission de
discipline de la CAF a suspendu onze arbitres et en a banni onze autres. Elle a
ensuite sanctionné huit officiels supplémentaires. Au Ghana, l’Association des
arbitres a suspendu 61 arbitres, dont 8 à vie, et blanchi 14 d’entre eux. Cela, c’est du
travail d’enquête, c’est du journalisme d’investigation.
En revanche, faire de l’opinion et accuser gratuitement des personnes qui
investissent des centaines de millions par saison pour faire vivre leurs clubs est un
raccourci dangereux. Il décrédibilise le travail des journalistes de notre pays et laisse
à n’importe qui la liberté de publier n’importe quoi sur les réseaux sociaux.
C’est comme quand on évoque le fait qu’un candidat en lice ait pris en charge ses
adversaires lors de la montée de son club en ligue 1 et promis à un arbitre une
importante somme d’argent pour assurer cette montée. Ça se dit ; mais qui en a la
preuve ? qui a témoigné à propos ?
Ce que vous semblez ignorer ou occulter intelligemment, c’est que ceux qui accusent
aujourd’hui sont ceux qui étaient accusés hier. En gros dès que tu as la faveur des
pronostics, on ne trouve pas cela normal, on y colle toutes les accusations
fallacieuses qui puissent exister.
Nous, observateurs de ce scrutin, vous demandons de citer des noms, de prouver
vos accusations et de nous aider à « démanteler enfin ce réseau imaginaire de
corruption ».

- Advertisement -
spot_img
spot_img
spot_img

ECHO DE NOS RÉGIONS