C’est une mise en garde ferme. L’Office de Régulation des Agences de Sécurité et de la Protection Civile (ORASPC) interdit aux entreprises de sécurité privée d’opérer des retenues sur les salaires de leurs agents pour compenser les vols, pertes ou manquants constatés sur les sites sécurisés. L’institution exige l’arrêt immédiat de ces pratiques, sous peine de sanctions administratives.
Le secteur de la sécurité privée est rappelé à l’ordre. Dans un communiqué n°025/ORASPC/DG/2026 publié ce mercredi 21 octobre 2026, la Direction Générale de l’ORASPC dénonce des pratiques jugées illégales et récurrentes dans de nombreuses sociétés.
Selon l’Office, il a été constaté avec « regret et préoccupation » que plusieurs entreprises procèdent à des retenues sur salaire pour compenser des pertes, des vols de carburant ou des manquants signalés par leurs clients sur les sites sous surveillance.
Une pratique désormais formellement prohibée.
Dans son communiqué, l’ORASPC rappelle que le salaire d’un agent de sécurité constitue la rémunération due en contrepartie de son travail. Il ne peut donc pas servir à rembourser automatiquement des pertes ou des vols, ni faire l’objet de sanctions financières arbitraires en dehors des conditions prévues par le Code du travail guinéen.
L’Office précise qu’un agent ne saurait être tenu responsable d’un vol ou d’une perte survenus sur un site sécurisé sans une enquête contradictoire et une décision de justice établissant sa faute personnelle et sa responsabilité.
Révision des contrats et sanctions annoncées
Au-delà de l’interdiction, l’ORASPC invite les sociétés de sécurité privée à revoir leurs clauses contractuelles avec leurs clients afin de mieux définir les modalités de gestion des risques et les responsabilités de chaque partie.
À travers ce communiqué, la Direction Générale somme les entreprises concernées de mettre immédiatement fin à toute retenue illégale sur les salaires.
Celles qui persisteront dans ces pratiques s’exposent à des sanctions administratives, conformément à la réglementation en vigueur encadrant les activités de sécurité privée en Guinée.
Enfin, l’organisme invite les agents victimes de ces abus à saisir directement ses services, munis des justificatifs nécessaires, afin d’obtenir le rétablissement de leurs droits.
« La sécurité privée doit être synonyme de rigueur et de respect du droit, et non l’exploitation des travailleurs du secteur », conclut la Direction Générale de l’ORASPC.
Laguinee.info





