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Médias en Guinée : le SPPG expose ses préoccupations à la FIDH

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Fermeture de médias, journalistes portés disparus et restrictions dénoncées dans le secteur de la presse : le Syndicat des professionnels de la presse de Guinée (SPPG) a présenté plusieurs préoccupations à une délégation de la Fédération internationale pour les droits humains (FIDH), en séjour à Conakry.

La rencontre s’est tenue en début de semaine, à l’initiative du SPPG. Selon son secrétaire général, Sékou Jamal Pendessa, l’objectif était de présenter à l’organisation internationale la situation des médias et les difficultés rencontrées par les professionnels de la presse en Guinée.

« Vous n’êtes pas sans savoir que nous avons enregistré beaucoup de difficultés ces dernières années », a-t-il rappelé.

Au cours des échanges, le syndicat a notamment évoqué la fermeture de plusieurs médias, les cas de journalistes portés disparus ainsi que les restrictions auxquelles les professionnels de la presse sont confrontés.

Le SPPG a également fait état de démarches et de décisions qu’il attribue notamment à la Haute Autorité de la Communication (HAC).« On n’a plus besoin de démontrer les multiples démarches restrictives », a déclaré Sékou Jamal Pendessa.

Le SPPG sollicite un appui judiciaire

La question d’un éventuel accompagnement judiciaire de la FIDH a également été abordée lors de la rencontre.

Le syndicat a rappelé le rôle joué par la FIDH dans le procès lié aux événements du 28 septembre 2009 et souhaite pouvoir bénéficier d’un soutien similaire dans certaines procédures concernant la liberté de la presse.

« Il arrive des fois que l’on veuille engager des poursuites judiciaires contre ceux qui bâillonnent la liberté de la presse, mais on n’a pas de moyens. Cette question a été posée sur la table », a expliqué le secrétaire général du SPPG.

Pour le syndicat, un tel appui pourrait faciliter les démarches judiciaires engagées pour défendre les journalistes et la liberté de la presse.

À l’issue de la rencontre, le SPPG dit attendre la suite qui sera donnée à cette demande par la FIDH.

Mamadou Oury Bah, stagiaire pour Laguinee.info

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