Il est encore tôt, mais les abords des routes sont déjà animés. Des passagers, sacs à la main, scrutent les véhicules qui passent et tentent d’arrêter un taxi pour rejoindre leur lieu de travail. Plusieurs passent sans s’arrêter, tandis que l’attente se prolonge pour ceux qui espèrent trouver une place.

Cette scène se répète chaque matin dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment aux heures de pointe. Pour de nombreux habitants, trouver un taxi devient une étape à part entière du trajet quotidien, avant même de pouvoir rejoindre le centre-ville ou les principales zones d’activités.
Aux abords des grands axes routiers, les passagers se regroupent dès les premières heures de la journée. Face à une forte demande, les véhicules disponibles ne suffisent pas toujours à répondre aux besoins des usagers, qui doivent parfois patienter plusieurs minutes avant de trouver un moyen de transport.
Pour les travailleurs, cette attente peut prolonger considérablement le temps consacré au déplacement. Certains risquent ainsi d’arriver en retard sur leur lieu de travail ou à leurs différents rendez-vous.

La situation s’inscrit dans un contexte de déplacements quotidiens importants dans le Grand Conakry. Chaque matin, de nombreux habitants des quartiers périphériques convergent vers les zones d’activités, les marchés et les lieux de travail.
Au-delà du temps d’attente, la difficulté à trouver un taxi complique également l’organisation de la journée pour les usagers qui dépendent de ce mode de transport.

Face à cette situation, certains passagers souhaitent une amélioration de l’offre de transport urbain afin de faciliter les déplacements dans la capitale et ses périphéries.
Pour l’heure, aux heures de pointe, l’attente d’un taxi reste pour de nombreux usagers l’une des premières difficultés de leur trajet quotidien.
Mamadouba Niang, stagiaire pour Laguinee.info





