Interdits à la vente, mais toujours disponibles sur les étals, les sachets plastiques à usage unique continuent de circuler dans plusieurs marchés de Conakry. Une situation qui se répercute directement sur le portefeuille des consommateurs : certains prix ont doublé, tandis que les commerçants écoulent leurs stocks à des tarifs plus élevés.

Malgré la mesure d’interdiction annoncée par le ministère de l’Environnement, ces emballages restent présents dans les circuits de vente de la capitale guinéenne. Sur le terrain, les commerçants continuent de les proposer aux clients, mais à des prix revus à la hausse.
Le sachet autrefois vendu à 500 FG coûte désormais 1 000 FG. Celui qui s’achetait à 1 000 FG est proposé à 1 500 FG.
Des prix en hausse malgré l’interdiction
Cette augmentation est notamment liée à la rareté des sachets et aux risques associés à leur commercialisation depuis l’entrée en vigueur de l’interdiction.
Pour les commerçants qui disposent encore de stocks, la hausse des tarifs permet de vendre ces emballages à des prix supérieurs à ceux pratiqués auparavant.
La mesure d’interdiction n’a donc pas fait disparaître ces produits des marchés. Leur disponibilité, bien que réduite selon les constats effectués sur le terrain, permet aux vendeurs de poursuivre leur écoulement.

Les consommateurs contraints de payer davantage
Pour les acheteurs, cette situation se traduit par des dépenses supplémentaires. En l’absence d’alternatives abordables et facilement accessibles pour transporter leurs achats, certains continuent de recourir aux sachets plastiques malgré l’augmentation des prix.
Entre interdiction officielle, maintien de la vente et hausse des tarifs, les consommateurs se retrouvent ainsi confrontés à une situation qui pèse davantage sur leur budget quotidien.
Ce constat met en évidence les difficultés liées à l’application de la mesure sur le terrain. La disponibilité de solutions de remplacement accessibles et à moindre coût apparaît comme un enjeu pour réduire le recours aux plastiques à usage unique et limiter les effets de cette situation sur les consommateurs.
Fatoumata Yarie Camara, stagiaire pour Laguinee.info





