Boire de l’eau coûte désormais jusqu’à cinq fois plus cher à certains consommateurs à Conakry. Depuis l’interdiction des plastiques à usage unique, le sachet autrefois vendu autour de 500 francs guinéens a laissé place, dans certains points de vente, à des bouteilles proposées entre 2 000 et 2 500 francs, une situation qui inquiète les citoyens aux revenus modestes.
L’interdiction des plastiques à usage unique suscite différentes réactions au sein de la population. Si la mesure vise notamment à réduire l’utilisation des emballages plastiques et leurs effets sur l’environnement, certains consommateurs s’interrogent sur les solutions alternatives permettant de continuer à accéder facilement à l’eau potable.
Pour plusieurs citoyens, la principale difficulté reste le coût de l’eau en bouteille. Alors qu’un sachet pouvait auparavant être acheté à environ 500 francs guinéens, certains consommateurs doivent désormais débourser jusqu’à 2 000 ou 2 500 francs pour une bouteille.
C’est le cas de Billo Kallo, qui estime que cette situation représente une dépense importante pour les personnes disposant de revenus modestes.
« Actuellement, ce n’est pas facile de se désaltérer. Avant, on achetait un sachet d’eau à 500 francs. Aujourd’hui, pour boire une seule fois, il faut dépenser 2 000 ou 2 500 francs. Si, dans la journée, je bois cinq à six fois, cela va me coûter beaucoup. Nous n’avons pas tous les mêmes moyens », explique-t-il.
Pour ce citoyen, l’accès à l’eau ne devrait pas devenir une charge trop lourde pour les ménages. Il appelle donc à la mise en place de solutions permettant de concilier la protection de l’environnement et l’accès à une eau potable abordable.
« Il faut qu’il y ait une solution plus efficace pour que tout le monde puisse boire. L’eau est indispensable et vitale », plaide Billo Kallo.
Au-delà de la question du prix, la situation pose le défi de trouver des alternatives durables aux plastiques à usage unique, tout en garantissant l’accessibilité de l’eau potable aux différentes catégories de la population.
Pour certains citoyens, l’enjeu est désormais de parvenir à une solution qui protège l’environnement sans rendre l’accès à l’eau plus difficile pour les personnes aux revenus modestes.
Mamadouba Niang, stagiaire pour Laguinee.info





