L’intelligence artificielle peut-elle accompagner le juge sans jamais prendre sa place ? La question est au cœur de la conférence internationale de la Cour de justice de la CEDEAO, ouverte ce lundi 21 septembre 2026 à Dakar, au Sénégal. Les travaux se poursuivront jusqu’au vendredi 25 septembre.
La capitale sénégalaise accueille cette semaine plusieurs responsables judiciaires et gouvernementaux des États membres de la CEDEAO. Présidents de juridictions nationales, praticiens du droit, universitaires, acteurs de la société civile, représentants de la presse et partenaires au développement prennent part à cette rencontre consacrée à l’avenir de la justice régionale.
Placée sous le thème « La Cour de justice de la CEDEAO à la croisée des chemins : justice, innovation, protection des droits de l’homme et avenir de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest », la conférence entend ouvrir une réflexion sur les transformations auxquelles la justice ouest-africaine est confrontée.
L’IA comme outil, pas comme juge
À l’ouverture des travaux, le ministre sénégalais de la Justice, Me Moussa Sarr, a notamment insisté sur les limites à fixer à l’intelligence artificielle dans le domaine judiciaire.
« L’intelligence artificielle peut assister le juge. Elle ne peut ni se substituer à son office, ni altérer son indépendance, ni réduire son pouvoir d’appréciation », a-t-il déclaré.
À travers cette position, les organisateurs mettent en avant la nécessité d’encadrer l’utilisation des nouvelles technologies dans la justice, tout en préservant les principes fondamentaux liés à l’indépendance du magistrat et à la protection des droits.
Une réflexion sur l’avenir de la Cour
Selon le communiqué relatif à la conférence, la rencontre intervient à un moment présenté comme crucial pour l’avenir de la Cour de justice de la CEDEAO et pour le processus d’intégration régionale.
Les participants doivent ainsi échanger sur les moyens de renforcer l’efficacité de la justice régionale, d’intégrer l’innovation technologique et de mieux répondre aux nouveaux défis, notamment en matière de protection des droits de l’homme.
Les travaux se poursuivront jusqu’au 25 septembre 2026, avec au centre des discussions l’évolution de la Cour, les innovations dans le domaine judiciaire et les perspectives de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.
Ramatoulaye Yacine Baldé, stagiaire pour Laguinee.info





