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Conakry : à Enco 5, vendeuses et ménagères face à la hausse des prix

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À Enco 5, les étals restent garnis, mais les achats se font plus prudents. Dans les allées du marché, vendeuses et ménagères jonglent avec des prix qui ont augmenté et des revenus qui ne suivent pas toujours. Pour certaines commerçantes, les marchandises restent plusieurs jours avant de trouver preneur. Pour les ménagères, les dépenses prévues pour la cuisine s’épuisent rapidement.

Derrière son étal, une commerçante énumère les produits dont les prix ont augmenté. L’huile rouge, l’huile d’arachide, la tomate et d’autres condiments de consommation courante coûtent désormais plus cher à l’approvisionnement, dit-elle.

« Les prix des marchandises ont augmenté : le prix des huiles rouges, huiles d’arachides, les tomates, tout a augmenté. On passe nos journées au marché pour revendre nos produits et gagner un peu de revenus pour aider nos maris qui ne travaillent presque pas », explique-t-elle.

Pour cette vendeuse, la hausse des prix ne touche donc pas seulement les clientes. Elle complique aussi les ventes. Lorsque les acheteurs réduisent leurs achats, les produits restent plus longtemps sur les étals et les revenus diminuent.

« 30 000 francs ne suffisent pas »

Pour les ménagères, le problème se pose au moment de faire les courses. Une femme rencontrée dans le marché explique que l’argent destiné à la cuisine ne permet plus toujours de couvrir les besoins de la journée.

« Mon mari me donne 30 000 francs par jour. Quand je demande les condiments, ça ne suffit pas. Ces 30 000 francs couvrent à peine un seul poisson. Il faut encore ajouter de sa poche pour acheter les autres condiments », témoigne-t-elle.

Elle doit donc compléter la dépense avec ses propres moyens pour pouvoir acheter les autres produits nécessaires à la préparation du repas.

Au marché, les arbitrages se multiplient

À Enco 5, ces témoignages montrent les difficultés auxquelles sont confrontées certaines vendeuses et ménagères. Les premières cherchent à vendre leurs marchandises malgré la baisse des achats. Les secondes tentent de composer avec un budget quotidien limité.

Dans les deux cas, la hausse des prix oblige à revoir les dépenses. Au fil des achats, chaque produit devient un choix à faire pour parvenir à remplir la marmite avec les moyens disponibles.

 

Fatoumata Yarie Camara, stagiaire de Laguinee.info

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