L’épidémie d’Ebola s’étend à une nouvelle partie de la République démocratique du Congo. Un foyer a été confirmé dans le Sud-Ubangi, dans le nord-ouest du pays, faisant de cette province la septième touchée par la flambée en cours, selon les autorités locales citées par africanews.com.
Le gouvernorat du Sud-Ubangi a officiellement déclaré l’épidémie après la confirmation d’un cas suspect. La flambée, détectée depuis la mi-mai, concernait jusqu’ici principalement des provinces de l’est et du nord-est du pays.
Selon Jean-René Galekwa, gouverneur intérimaire du Sud-Ubangi, la personne décédée avait développé des symptômes dans la province de la Tshopo, notamment à Kisangani, où des cas avaient déjà été signalés.
Notre source rapporte que le patient avait auparavant voyagé au Rwanda, en Ouganda et en Ituri avant de rejoindre le Sud-Ubangi par voie fluviale, en empruntant le fleuve Congo.
Plusieurs provinces sous surveillance
Le trajet effectué par le malade suscite désormais des inquiétudes parmi les autorités sanitaires. Selon le gouverneur intérimaire, les populations situées le long de cet itinéraire pourraient être exposées.
« Le trajet effectué par le patient et par le bateau expose les populations des provinces du Nord-Ubangi, de la Tshopo et de la Mongala », a averti Jean-René Galekwa.
Au total, 38 personnes ayant été en contact avec le patient ont été identifiées et placées en quarantaine afin de limiter les risques de transmission.
Cette flambée constitue la 17e épidémie d’Ebola enregistrée en RDC. Selon les derniers chiffres communiqués par les autorités congolaises, elle a déjà fait plus de 3 300 morts sur près de 6 800 cas confirmés.
Une surveillance renforcée
Cette nouvelle extension géographique intervient dans un contexte sanitaire déjà difficile dans plusieurs régions de la RDC. Dans l’est du pays, les violences armées compliquent notamment l’accès aux populations et fragilisent les infrastructures sanitaires.
L’épidémie actuelle est liée à la souche Bundibugyo du virus Ebola. Selon les informations fournies par les autorités, aucun vaccin ou traitement n’est actuellement homologué spécifiquement contre cette souche. Des recherches et des essais médicaux sont toutefois en cours.
Face à cette nouvelle situation, les autorités sanitaires renforcent la surveillance des contacts, le dépistage et les mesures de prévention afin de limiter la propagation du virus à d’autres zones du pays.





