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Guinée : l’interdiction des plastiques à usage unique divise les commerçantes de Dabompa

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Annoncée par les autorités et prévue pour entrer en vigueur le 20 septembre 2026, l’interdiction des plastiques à usage unique suscite l’inquiétude à Dabompa plaque. Sur place, les femmes commerçantes, directement concernées, se prononcent.

Pour beaucoup, la décision est à double tranchant. Si elles disent comprendre l’objectif environnemental, elles redoutent ses conséquences sur leur activité quotidienne.

Vendeuse de nourriture et d’articles divers, Madoussou Kourouma ne cache pas son inquiétude :

« Cette interdiction va beaucoup jouer sur nous, parce que ce que je revends, les chaussures et autres, ne peut pas être mis dans du papier », explique-t-elle.

 

À ses côtés, Aminata Camara, qui vend des sachets plastiques mais aussi de l’huile rouge, partage le même sentiment.

« Moi qui revends de l’huile, je me demande comment faire. En plus, ça va beaucoup me pénaliser dans mon commerce », déclare-t-elle.

Si elle ne conteste pas l’autorité de l’État, elle plaide pour une approche plus progressive.

« Nous n’allons pas nous opposer à la décision des autorités, mais je pense qu’il fallait mettre en place une solution avant de prendre cette décision, afin de nous permettre de continuer notre commerce. On leur demande donc de prolonger un peu cette date », lance-t-elle.

Du côté des consommateurs, les craintes sont aussi palpables. Fatoumata Kanté, consommatrice d’eau en sachet, redoute une flambée des prix :

« Je ne suis pas contre cette décision, mais je ne pense pas que c’est possible d’arrêter cela, parce que s’ils arrêtent l’eau en sachet, le prix des bouteilles d’eau va augmenter et nous ne pouvons pas nous permettre d’en acheter tout le temps », estime-t-elle.

Même son de cloche chez une autre commerçante du nom d’Aminata :

« Il faut qu’ils trouvent une solution pour nous aider dans notre commerce, parce qu’on peut arrêter de vendre les plastiques, mais comment faire avec les aliments qui nécessitent qu’on les mette dans du plastique ? Donc il faut revoir cette partie. »

Si l’objectif du gouvernement, réduire l’utilisation des sachets plastiques et protéger l’environnement, est salué sur le principe, son application sur le terrain soulève de nombreuses interrogations. Entre nécessité écologique et survie économique, les commerçantes de Dabompa disent attendre des alternatives concrètes avant l’échéance du 20 septembre.

Mariame Keïta et Alhassane Sylla, stagiaires pour Laguinee.info

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