Malgré la présence de passerelles métalliques sur plusieurs axes de Conakry, certains piétons continuent de traverser directement la chaussée. Aux heures de forte circulation, cette pratique les expose aux risques liés au passage des véhicules et des motos.
Dans la capitale, les passerelles font désormais partie du paysage de plusieurs grands axes. Ces infrastructures sont destinées à permettre aux piétons de franchir la chaussée en dehors de la circulation.
Mais dans la pratique, leur utilisation reste variable. Aux heures de pointe, des piétons préfèrent traverser directement entre les véhicules plutôt que d’emprunter les ouvrages installés à proximité.
Hommes, femmes, jeunes et personnes âgées sont régulièrement aperçus sur la chaussée, parfois au milieu d’une circulation dense. Pour ces usagers, cette traversée peut sembler plus rapide ou plus pratique.
Des contraintes évoquées par certains usagers
Plusieurs raisons peuvent expliquer ce choix. Certains usagers estiment que l’accès aux passerelles demande davantage d’efforts ou rallonge leur trajet.
La question de l’accessibilité se pose également pour certaines catégories de personnes, notamment les personnes âgées ou celles qui éprouvent des difficultés à se déplacer.
L’état et l’aménagement des infrastructures peuvent aussi influencer leur fréquentation. Lorsque l’accès est difficile ou que l’ouvrage est mal entretenu, son utilisation peut devenir moins pratique pour les usagers.
Un enjeu de sécurité routière
Pour les spécialistes de la sécurité routière, la traversée directe de la chaussée, particulièrement sur les grands axes, augmente l’exposition des piétons aux véhicules en circulation.
La présence d’une passerelle ne suffit donc pas, à elle seule, à résoudre la question de la sécurité des piétons. Son utilisation dépend aussi de l’accessibilité de l’ouvrage, de son entretien et du comportement des usagers.
À Conakry, la situation pose ainsi une double question : celle du respect des dispositifs destinés aux piétons et celle de leur adaptation aux réalités quotidiennes des usagers.
Entre contraintes de déplacement et nécessité de réduire les risques d’accidents, l’utilisation des passerelles reste un enjeu pour la sécurité des piétons dans la capitale.
Mamadouba Niang, stagiaire pour Laguinee.info





