Après la découverte de six corps ligotés, les yeux bandés, dans une fosse commune près de Forécariah le 24 août dernier, le président de l’UFDG, Cellou Dalein Diallo, invité de RFI Afrique ce jeudi 3 septembre 2026, dit ne pas être rassuré par l’annonce d’enquêtes judiciaires.
La découverte, le 24 août dernier, de six corps ligotés, les yeux bandés, dans une fosse commune près de Forécariah continue de susciter des réactions. Interrogé sur RFI Afrique ce jeudi 3 septembre 2026, le président de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), Cellou Dalein Diallo, a dit douter de la volonté de la justice de faire la lumière sur cette affaire.
« Ça ne me rassure pas qu’ils fassent des enquêtes, dans la mesure où il y a eu beaucoup de cas déplorables qui appelaient des enquêtes sérieuses pour identifier les auteurs et commanditaires de crimes et de disparitions forcées. La justice a promis de faire la lumière et jusqu’à présent, on n’a aucune information », a-t-il déclaré.
Le président de l’UFDG a dressé un bilan des disparitions forcées :
« Les disparitions forcées, aujourd’hui, il y a au moins des douzaines de jeunes, de citoyens portés disparus et jusqu’à présent, on n’a pas de résultat », a-t-il affirmé.
Pour l’opposant, le lieu de la découverte renforce les inquiétudes :
« N’oubliez pas que cette fosse commune a été découverte non loin du camp de Kaléya, le camp occupé par les forces spéciales », a-t-il rappelé.
Cellou Dalein Diallo s’inquiète également des conditions de réinhumation des corps :
« Nous allons appeler à conduire des enquêtes, mais déjà les premiers signes sont sources d’inquiétude, dans la mesure où on a réenterré les corps sans faire d’autopsie, sans chercher à identifier les corps », a-t-il estimé.
Et de conclure : « Il n’y a aucun signe d’espoir par rapport à ça ».
Mariame Keïta, stagiaire pour Laguinee.info





