À 7 heures du matin à Foula Madina, elles sont déjà sur la route. Une bassine en équilibre sur la tête, un bébé attaché dans le dos et à la main des fournitures scolaires pour la rentrée. Un quotidien rendu plus difficile par la saison des pluies.
7 heures du matin. Le sol est encore détrempé par la pluie de la nuit à Foula Madina. Une femme avance prudemment sur le chemin boueux. Sur la tête, une bassine chargée de marchandises. Dans le dos, un bébé endormi sous un plastique pour le protéger. Dans la main, un sac d’écolier rose qu’elle essaie de ne pas salir.
La scène, observée ce mardi matin, résume le quotidien de nombreuses femmes du quartier.
Vendeuses ambulantes, mères et souvent cheffes de famille, elles profitent de la période de rentrée scolaire pour écouler chaussures, pagnes et fournitures. Chaque matin, elles quittent les concessions à l’aube et sillonnent les rues boueuses, les marchés et les concessions.
Le sol glissant, la pluie qui menace, le poids du bébé et de la bassine… Les kilomètres sous la pluie sont plus éprouvants que sous le soleil. Le soir, une autre journée commence à la maison.
Avec la hausse des prix et le manque d’emplois, le revenu d’un seul parent ne suffit plus dans de nombreux foyers. Pour beaucoup de femmes de Foula Madina, la vente ambulante est devenue une nécessité.
« Certains jours, on rentre avec à peine 10 000 GNF de bénéfice », confie une vendeuse rencontrée sur place, les pieds dans la boue.
Malgré la fatigue et la pluie, elles continuent.
Maïmouna Keïta, stagiaire pour Laguinee.info





