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L’enfance sacrifiée du petit commerce à Conakry

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 À Conakry, entre les bancs de l’école et les étals du marché, de nombreux enfants partagent leur quotidien. Si certains jonglent entre cours et petit commerce, d’autres ont définitivement quitté l’école pour une bassine sur la tête.

Dans les rues et les marchés de Conakry, des enfants passent leurs journées à vendre pour aider leur famille. Très jeunes, ils portent sur la tête des bassines et des marchandises parfois lourdes pour quelques milliers de francs guinéens. Pour eux, cette activité n’est pas un choix, mais une nécessité.

À force de passer la journée dans la rue, ils manquent les cours et prennent du retard dans leurs études. Leur quotidien est partagé entre les besoins de la famille et leurs rêves.

Aïssatou et Mariam, élèves en 3ᵉ année, font une pause à l’ombre d’un arbre entre deux ventes. Pendant l’année scolaire, elles vendent après les cours. Pendant les vacances, elles aident leurs parents à plein temps. Conakry, août 2026. Crédit : Tata Traoré / Laguinee.info

Pour certaines, le commerce commence dès la sortie des classes. C’est le cas d’Aïssatou, 12 ans, et de Mariam, 13 ans, élèves en 3ᵉ année.

« Quand nous quittons l’école, on part vendre », témoignent-elles.

Elles font partie de celles qui tentent de concilier école et marché. Un équilibre difficile entre les heures de vente et celles consacrées aux études.

Kadiatou, 14 ans, porte une bassine au marché de Conakry. Elle a quitté l’école l’année dernière alors qu’elle était en 4ᵉ année. « Ma tante disait que je gaspille son argent à l’école », témoigne-t-elle. Conakry, août 2026. Crédit : Tata Traoré / Laguinee.info

Pour d’autres, le commerce a progressivement remplacé l’école. C’est l’histoire de Kadiatou, 14 ans.

« J’ai arrêté l’école l’année passée. Ma tante disait que je ne suis pas intelligente et que je gaspille son argent à l’école. Elle m’a proposé de vendre. Je faisais la 4ᵉ année », explique-t-elle.

Entre les heures passées à vendre et celles consacrées aux études, ces enfants doivent ainsi trouver un équilibre difficile. Certains poursuivent leur scolarité tout en exerçant leur petit commerce, tandis que d’autres ont complètement quitté les bancs de l’école.

Tata Traoré, stagiaire pour Laguinee.info

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