À Conakry, la saison des pluies ne signifie pas seulement les fortes précipitations. Elle ravive aussi un autre problème : celui des déchets.
À chaque pluie importante, les caniveaux débordent. Les eaux emportent les ordures et les déposent dans plusieurs quartiers. À Kountia Lac, la situation est particulièrement visible.
Sur les berges, les déchets se sont accumulés. L’odeur se fait sentir. À quelques mètres des ordures, des enfants jouent pourtant au quotidien.
Lorsque la pluie tombe, les eaux entraînent une partie de ces déchets vers les zones basses, les cours d’eau et les abords du lac. Une situation qui inquiète les habitants.
« Ici, c’est toujours comme ça pendant chaque saison des pluies. L’eau envoie les ordures et nous sommes confrontés à toutes sortes de maladies. Il faut voir, c’est également ici que nos enfants jouent », témoigne un riverain.
Pour les populations, l’insalubrité constitue une préoccupation sanitaire. Les diarrhées, la fièvre typhoïde et d’autres maladies liées à un environnement insalubre sont notamment citées par les habitants.
Malgré les efforts engagés pour améliorer la collecte des déchets, le problème reste visible. Le manque d’infrastructures d’assainissement et les dépôts d’ordures dans les caniveaux compliquent davantage la situation.
À Kountia Lac, c’est aussi l’environnement qui subit les conséquences. Les déchets gagnent les berges et menacent un espace qui devrait pourtant être préservé.
« Un lac doit être synonyme de propreté, mais c’est tout à fait le contraire chez nous ici », regrette un autre riverain.
Le problème dépasse toutefois Kountia Lac. Il pose la question de la gestion des déchets et de l’assainissement dans les quartiers de Conakry, particulièrement pendant la saison des pluies.
Tant que les infrastructures resteront insuffisantes et que les déchets continueront d’être jetés dans les caniveaux, les fortes pluies risquent de reproduire le même scénario.
À Kountia Lac, les eaux de pluie ne charrient donc pas seulement des déchets. Elles révèlent aussi les difficultés persistantes de la gestion de l’assainissement.
Mariame Keïta, stagiaire pour Laguinee.info





