Cinq superviseurs du Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC) ont été arrêtés à Guéckédou et sommés de restituer les motos mises à leur disposition dans le cadre de leurs activités.
Au total, 375 superviseurs du PN-RAVEC, déployés à travers le territoire national, réclament le paiement de 16 mois d’arriérés de salaires. Face à cette situation, le collectif des superviseurs a entrepris plusieurs démarches auprès des autorités compétentes.
M. Saa Moussa Tolno, coordinateur du collectif national des superviseurs, revient sur les circonstances de l’arrestation survenue à Guéckédou.
« Dans la matinée du jeudi, aux environs de 9 heures, nous avons été appelés par M. le préfet de Guéckédou pour un entretien à la préfecture. Étant le plus exposé et le plus indexé, le préfet a souhaité me recevoir seul, en présence de certains membres de son cabinet ».
« Au cours de l’entretien, il nous a demandé ce qui nous liait au PN-RAVEC. Je lui ai présenté mon contrat. Mais il s’est basé sur l’article 10 de celui-ci et m’a indiqué avoir reçu instruction de sa hiérarchie de récupérer les motos.
Après les échanges, nous avons demandé un délai jusqu’au lundi pour restituer les motos. À notre grande surprise, un pick-up de la gendarmerie est venu nous chercher. Une fois à la gendarmerie, nous avons été placés en garde à vue. Notre remise en liberté était conditionnée à la restitution des motos.
Comme nous n’avions pas le choix, nous avons finalement restitué les motos et chacun a signé une décharge. Le préfet a toutefois promis de conserver les motos à son niveau et de nous accompagner jusqu’à l’obtention de gain de cause. »
Selon le coordinateur du collectif, les superviseurs ont également engagé des démarches judiciaires pour faire valoir leurs droits.
« Plus loin, nous avons saisi le tribunal du travail et nous sommes en train de préparer une plainte auprès de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) », a-t-il ajouté.
Laguinee.info





